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Syrie: Juppé réclame le départ d'Assad

الشروق أونلاين
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Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a dénoncé jeudi à Tripoli les “crimes contre l'humanité quotidiens” commis en Syrie par le régime de Bachar al-Assad et réclamé le départ du président syrien, après neuf mois de violences dans ce pays.

 

“Près de 5.000 morts, trois millions de Syriens affectés par la répression  sanglante, d’innombrables exactions et crimes contre l’humanité quotidiens:  combien de victimes faudra-t-il encore pour que le monde comprenne que Bachar  al-Assad doit partir?”, a lancé  Juppé devant des centaines d’étudiants de  l’université de Tripoli, où il effectuait une visite.

“Depuis neuf mois, le peuple syrien crie avec courage son aspiration à la  liberté. Depuis neuf mois, Bachar al-Assad reste sourd à ces revendications  légitimes, refuse les réformes et n’apporte aux manifestants pacifiques que la  torture, les massacres et la barbarie en guise de réponse. Face à cette fuite  en avant sauvage et meurtrière, la communauté internationale ne peut pas et ne  doit pas rester silencieuse”, a ajouté  Juppé.

En août, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne avaient appelé dans  une déclaration commune  al-Assad à quitter le pouvoir, dans la foulée d’un  appel dans le même sens des États-Unis et de l’Union européenne.

“Tôt ou tard, le Conseil de sécurité (de l’ONU) devra aussi se prononcer.  J’ai dit que son silence était un scandale”, a poursuivi  Juppé. En octobre, un double veto russo-chinois avait torpillé un projet de  résolution visant à condamner la répression en Syrie.

Juppé a expliqué que la France n’avait pas encore reconnu le Conseil  national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l’opposition  syrienne, notamment parce que “le risque de guerre civile est très élevé”.

“Le CNS n’est pas encore suffisamment organisé, pas suffisamment  représentatif des différentes sensibilités syriennes”, a-t-il aussi jugé, mais  “dès que les conditions seront réunies, nous serons disposés à le reconnaître  plus officiellement”.

La contestation contre le régime de Bachar al-Assad entre jeudi dans son  dixième mois et les violences sans répit suscitent les plus vives inquiétudes  de la communauté internationale.”Cela ne peut plus durer”, a prévenu mercredi le chef de l’ONU Ban Ki-moon,  en estimant qu’il était “temps” que la communauté internationale agisse. 

 

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