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Syrie: la position du gouvernement libanais est “honteuse” (Saad Hariri)

الشروق أونلاين
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La position du Liban, seul pays avec le Yémen et la Syrie à avoir voté contre les mesures prises par la Ligue arabe à l'encontre du régime syrien, est “honteuse”, a affirmé l'ex-Premier ministre libanais pro-occidental Saad Hariri.

“C’est honteux et j’espère que le peuple syrien sait que ce gouvernement ne  représente pas la volonté des Libanais”, écrit le chef de l’opposition  libanaise sur son compte Twitter.

“Ce vote n’émane pas de la volonté libanaise, mais du gouvernement du  Hezbollah présidé par (Najib) Mikati”, réaffirme M. Hariri dans un autre tweet  en référence au puissant parti armé et fidèle allié de Damas, qui domine le  gouvernement avec ses alliés.

Le Hezbollah a provoqué en janvier la chute du gouvernement de M. Hariri  qui, depuis la formation du nouveau gouvernement, s’est installé à l’étranger  et a choisi récemment de communiquer avec les Libanais via Twitter.

“Les Arabes ont enfin assumé leur responsabilité à l’égard du sort du  peuple syrien qui recherche la liberté, la démocratie et la dignité”, tweete  encore M. Hariri.

A la question d’un internaute qui lui demandait si une chute du régime de  Bachar al-Assad aurait des “répercussions négatives sur la région”, le fils de  l’ancien dirigeant assassiné Rafic Hariri a répondu: “Non, je pense que ça  serait la meilleure chose pour la région”.

Le régime de M. Assad a été pointé du doigt dans l’assassinat en 2005 de  Rafic Hariri, ex-Premier ministre devenu hostile à l’hégémonie syrienne sur le  Liban.

Samedi, la Ligue arabe a suspendu la participation de la Syrie à ses  réunions et l’a menacée de sanctions, un camouflet sévère pour Damas, en raison  du refus du régime d’appliquer comme promis le plan arabe de sortie de crise,  qui prévoit en premier lieu un arrêt des violences.Dix-huit des 22 membres de la Ligue ont voté en faveur, trois se sont  prononcés contre -la Syrie, le Yémen et le Liban- et l’Irak s’est abstenu.

Le président libanais, Michel Sleimane, considéré comme neutre, a tenté de  justifier la position du Liban en affirmant que son pays était “par principe  opposé à l’isolement de tout pays arabe”.

“L’isolement punit la population et fait obstacle au dialogue. Il peut  également préparer le terrain à une intervention étrangère”, a-t-il prévenu,  selon des propos repris par l’Agence nationale d’Information (ANI).

 

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