Syrie: le CNS demande au Conseil de sécurité de l'ONU d'agir
Le dirigeant du Conseil national syrien (CNS, opposition), Burhan Ghalioun, a appelé samedi à Sofia le Conseil de sécurité de l'ONU à adopter une résolution pour stopper la répression sanglante des civils par le régime de Damas, tout en excluant une intervention militaire.
“Ce que nous demandons au Conseil de sécurité, ce sont plutôt des mécanismes de protection des citoyens innocents”, a déclaré en français M. Ghalioun, en marge d’un forum sur les transitions démocratiques qui se tient à Sofia.
L’opposant au régime de Damas n’a pas évoqué d’action concrète qu’il attend de l’ONU mais a indiqué qu’elle devrait s’adapter à la réaction des dirigeants syriens.
Le Conseil de sécurité des Nations unies reste divisé sur la question de la Syrie, alors que le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a voté vendredi une résolution condamnant le régime de Damas pour les atrocités commises.
Le mois dernier, les 15 membres du Conseil de sécurité n’ont pas réussi à s’accorder sur une résolution condamnant la répression menée par le président syrien Bachar el-Assad, la Russie et la Chine opposant leur veto tandis que le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Liban se sont abstenus.
M. Ghalioun a demandé samedi à la communauté internationale de “mettre la pression nécessaire sur les Russes” en premier et de coordonner les efforts “pour qu’il y ait une solution politique à cette crise”.
L’opposition syrienne préfère une approche négociée mais n’exclut pas le recours à “des moyens de coercition contre un régime qui n’utilise que ça”, a nuancé M. Ghalioun.
Alors que le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant, a indiqué vendredi que les opposants syriens en France étaient menacés et que des mesures étaient prises pour les protéger, Burhan Ghalioun a dit ne pas se sentir menacé.