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Syrie: l'UE va durcir ses sanctions pétrolières et financières

الشروق أونلاين
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Dans la foulée des sanctions économiques de la Ligue arabe, l'Union européenne va elle aussi durcir son régime de mesures destinées à couper les sources de financement du régime syrien, dans les secteurs des finances, du gaz et du pétrole, a-t-on appris lundi de source diplomatique.

Ce dixième train de sanctions, dont l’objectif est de couper l’accès aux financements du régime sera soumis jeudi à Bruxelles à l’adoption des ministres européens des Affaires étrangères, selon cette source. Outre le gel des avoirs d’au moins onze nouvelles sociétés, l’UE va également interdire de visa et geler les avoirs de douze personnes supplémentaires. Le nouveau train de sanctions interdit notamment les exportations vers la Syrie des équipements-clés à destination de l’industrie du pétrole et du gaz, et celles de logiciels permettant la surveillance des communications internet et téléphoniques. Enfin, l’UE doit décréter l’interdiction d’investissements favorisant la construction de nouvelles centrales électriques en Syrie, selon ces sources. Le volet financier prévoit l’arrêt des aides, des crédits ou des garanties de long terme (plus de sept ans) accordées par les Etats européens à leurs entreprises pour leurs exportations à destination de la Syrie. Et les 27 sont priés de faire preuve de retenue pour ce qui est des garanties aux exportations de court terme, de moins de sept ans. Par ailleurs, les Etats européens devront s’abstenir d’accorder des prêts concessionnels (à des taux avantageux) à la Syrie, et le secteur de la banque et de la finance européen se voit interdire le commerce ou l’échange d’obligations d’Etat syriennes. L’UE interdit également la conclusion de contrats d’assurance à l’Etat syrien ou à ces entités publiques, ainsi qu’à leurs représentants. Depuis le mois de mai, l’Union européenne a graduellement renforcé ses sanctions pour tenter de convaincre le régime syrien de renoncer à la répression sanglante des manifestations qui secouent le pays. A la faveur des neuf trains de sanctions successifs, l’UE a gelé les avoirs de 74 personnes et d’une vingtaine d’organisations ou sociétés soupçonnées de soutenir le pouvoir en place. L’Europe a également décrété un embargo sur les armes à l’encontre du pays, interdit l’importation de produits pétroliers, banni tous les investissements et prêts dans des nouveaux projets pétroliers en Syrie et enfin mis un terme à la fourniture de billets de banques à la banque centrale. A la mi-novembre, l’UE avait aussi gelé les prêts en cours de la Banque européenne d’investissement. Les ministres européens des Affaires étrangères devront évoquer la question de la Syrie avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, qui devrait participer à un déjeuner. La France, soutenue par l’Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni, souhaitait également évoquer jeudi la situation en Syrie avec le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, mais sa participation n’est pas encore confirmée.

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