Syrie : un chef de police limogé, les troubles continuent
Le chef de la police de Banias, ville côtière du nord-ouest de la Syrie, a été arrêté après la mort de cinq civils dans la répression de manifestations pour la démocratie qui s'y étaient déroulées la semaine dernière, a rapporté mercredi un mouvement de défense des droits de l'Homme.
- L’observatoire syrien des droits de l’Homme, qui cite des sources à Damas, identifie le responsable sous le nom d’Amjad Abbas. Le week-end dernier, les forces de sécurité avaient bouclé la ville après des manifestations contre le président Bachar al Assad et une attaque d’éléments pro-Assad contre un groupe qui gardait une mosquée.
- Malgré la répression, des manifestants descendent dans les rues depuis plus d’un mois pour exiger plus de libertés.
- Les militants des droits de l’Homme, qui font état de plus de 200 morts depuis le début du mouvement, ont réclamé des enquêtes indépendantes sur l’action des forces de sécurité.
- Selon l’Observatoire, des habitants de Banias ont déclaré qu’Abbas, le chef de police limogé, était l’un des responsables de la sécurité qui avaient frappé un villageois dans la ville voisine de Beïda, ce dont témoignerait un document vidéo.
- En même temps que le projet de loi levant les mesures d’exception, le nouveau cabinet a approuvé des mesures imposant aux Syriens d’obtenir l’autorisation de l’État pour manifester.
- Quelques heures plus tôt, le ministère de l’Intérieur avait exhorté les citoyens à s’abstenir de toute manifestation.
- Des rassemblements d’opposants se sont poursuivis dans la nuit en divers points du pays, notamment dans le faubourg damascène de Zabadini où certains ont réclamé “la chute du régime”. On a également signalé des sit-in à Djabla, sur la côte, une manifestation de femmes à Barzeh (Damas) et une procession aux chandelles à Tel, près de la capitale.