Français

Tahar Ouattar conduit à sa dernière demeure : hommage national au grand romancier disparu

الشروق أونلاين
  • 3667
  • 0

Polémiste hors pair, il s’est distingué durant ces vingt dernière années par deux choses : sa conversion à la religion, après un parcours avec le communisme et le socialisme des années 60-70, et puis sa guerre menée, à la Don Quichotte de la Manche, contre les francophiles, les communistes et les écrivains francisants.

 Sa direction de la Radio Coran l’avait beaucoup remodelé, de sorte qu’il devient vite un homme tout voué à la défense des idéaux spirituels et religieux de l’Algérie et de l’arabité. Deux axes de travail et de réflexion qui ont déclenché contre lui les foudres des écrivains de gauche, de la trempe de Wassini Laâredj. 

Tahar Ouattar a été conduit hier à sa dernière demeure. Comme un grand. Et effectivement il était un grand. Enterré sans grandes pompes, ni cérémonie, au Carré des Martyrs d’Al Alia, Outtar n’a laissé personne indifférent, vivant comme mort.

Hier, au Palis de la Culture, ou son corps avait été exposé, on notait la présence de personnalités politiques, littéraires et artistiques. Outre Khalida Toumi, ministre de la Culture, de Lakhdar Bentorki, Directeur-général de l’Office national de la Culture et de la Communication, on notait avec plaisir et respect, la présence de Abdelkader Bensalah, président du Sénat, Abdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat représentant personnel du président de la République, mais aussi celle de Amine Zaoui, écrivain de talent, avec qui Tahar Ouattar « allumait » des polémiques épisodiques, mais qui, avec élégance et modestie, était venu, et a même prié devant le corps inerte de son « frère en littérature » (voir photo).

Au début de l’après midi, et selon les recommandations du président de la République, Ouattar a été enterré au Carré des Martyrs, à Al Alia, à l’est d’Alger.

Ainsi, prend fin le parcours tumultueux de Ouattar avec la vie, littérature et les hommes.

Polémiste hors pair, il s’est distingué durant ces vingt dernière années par deux choses : sa conversion à la religion, après un parcours avec le communisme et le socialisme des années 60-70, et puis sa guerre menée, à la Don Quichotte de la Manche, contre les francophiles, les communistes et les écrivains francisants. Sa direction de la Radio Coran l’avait beaucoup remodelé, de sorte qu’il devient vite un homme tout voué à la défense des idéaux spirituels et religieux de l’Algérie et de l’arabité. Deux axes de travail et de réflexion qui ont déclenché contre lui les foudres des écrivains de gauche, de la trempe de Wassine Laâredj.

A la tête de son association littéraire Al Djahidiya, dont il avait fait son sacerdoce, il encourageait les jeunes plumes, récompensait les jeunes talents et publiait les œuvres littéraires novatrices.

مقالات ذات صلة