Téhéran refuse la proposition de Riyad
Les cours de pétrole ont reculé de 1.9 % ce mardi après avoir bouclé lundi en hausse de 3%.
Une situation qui semble influée par la divergence de vue entre les participants au 15e forum international de l’énergie qu’abrite Alger, divisés entre optimistes et pessimistes.
Selon certains médias, l’Arabie saoudite aurait suggéré, mardi, de baisser sa production de 500.000 barils par le jour, contre le gel de la production iranienne à 3.6 millions de brl/ j.
Les mêmes sources ont fait savoir que Téhéran a rejeté la proposition saoudienne avant que les autorités algériennes n’interviennent en vue de trouver une solution pour stabiliser le marché du pétrole.
D’ailleurs, le ministre iranien de Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh a indiqué que son pays souhaite que la réunion informelle ne débouche pas sur une décision officielle concernant la production de pétrole au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Bien que son pays ait affirmé sa participation, le ministre iranien a fait savoir que son pays se contenterait à cette occasion d’échanger d’idées sur la possibilité du gel ou de la réduction de la production de pétrole. « Je suis ici pour échanger des idées, et rien de plus », explique-t-il.
Même son de cloche, côté saoudien, dont le ministre Khaled Al-Fateh a affirmé que la rencontre d’Alger sera consacrée pour entreprendre des « consultations » entre les pays producteurs de l’OPEP et non-OPEP. Ce qui devrait compromettre les chances de parvenir à un commun accord portant le gel de la production et la hausse des prix comme le souhaite le pays hôte.
Dans une déclaration à Sky News Arabe, le ministre nigérian de Pétrole, Emmanuel Ibe Kachikwu a estimé lui que la Libye et l’Irak constituent un obstacle pour aboutir à un accord à Alger.