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Temmar préconise la suppression des emplois!

الشروق أونلاين
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D.R
Abdelhamid Temmar, ancien ministre de l'Industrie

L’ancien ministre d’Investissement, Abdelhamid Temmar a qualifié de très difficile la situation économique actuelle du pays qu’il compare à celle vécue en 1986, estimant que la marge de manœuvre du gouvernement est très réduite.

Selon lui, un seul choix se présente au gouvernement, c’est celui du retour des investissements directs à l’étranger (IDE) et la réduction des dépenses publiques qui passe, d’après lui, par la suppression des emplois et la réduction des projets d’investissement.

En revanche, Abdelhamid Temmar a critiqué l’option mise en avant par l’Exécutif, à savoir la baisse des importations, qui aura comme répercussion, à ses yeux, la hausse du taux d’« inflation » d’autant plus que les Algériens vivent des importations.

S’exprimant en marge d’une conférence de presse animée à l’Institut national d’études de stratégies globales (INESG), sous le thème « l’économie algérienne et le contre choc pétrolier: enjeux et perspectives », l’ancien ministre d’Investissement a dressé un tableau noir sur la situation économique du pays, affirmant que l’unique issue pour le gouvernement est le retour les investissements directs à l’étranger (IDE) qu’il juge comme nécessité absolue du fait que le redressement de l’industrie est intimement tributaire de l’apport des IDE, selon lui.

Pour défendre sa thèse, Temmar a cité comme exemple les pays avancés qui s’échangent entre eux ce genre d’investissement.  

Selon l’expert en économie, le retour des investissements étrangers au pays passe inéluctablement par la révision de la loi, tout en critiquant la règle 51-49.

« Il n’y avait pas de nécessité d’adopter la règle 51-49 régissant les investissements étrangers en Algérie, étant donné le pays avait des mécanismes lui promettant de protéger son économie et faire une sélection après étude des projets », soutient-il.

L’ancien ministre de la Prospective a jugé « très difficile » la situation économique du pays, affectée par la chute des cours du brut, y compris les pays pétroliers touchés à des degrés divers, en faisant savoir que c’est pour la deuxième fois que le pays traverse une telle situation après celle de 1986. « Nous n’avons pas tiré des enseignements de notre histoire. Nous aurions pu éventuellement amortir la situation en prenant des certaines mesures il y a dix ans », regrette-t-il, en ajoutant que l’Algérie a une marge de manœuvre de deux à trois ans grâce à ses réserves de change.

Pour sortir de la crise, Temmar a proposé une série de solutions aussi difficiles que celles qu’il avait prises du temps où il était ministre d’Industrie et de la Promotion des investissements, entre autres la réduction des dépenses publiques à travers la suppression des emplois qui est une « décision difficile à accepter », ainsi que « la réduction des programmes d’investissement qui entraînera un recul en matière de la croissance économique ».  

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