Tlemcen : la musique à l'honneur
Le festival international de la musique andalouse et de musiques anciennes a été inauguré par la prestation magistrale de l’orchestre régional de Tlemcen à la Maison de la culture Abdelkader-Alloula .
La cérémonie inaugurale de ce festival organisé dans la cadre de la manifestation « Tlemcen capitale de la culture islamique 2011 », a été marquée, mercredi soir, par l’étalage d’un répertoire varié de musique andalouse, gratifiant un public composé d’hommes de culture et d’art et de férus de ce genre musical. L’orchestre conduit par l’artiste Yacine Hammas est constitué de brillants musiciens et chanteurs du style andalou de la région ouest du pays, a indiqué Rachid Kerbas, commissaire du festival. Il a souligné que la fondation de cet orchestre s’inscrit dans le cadre du programme du ministère de la Culture portant sur la création d’un groupe national englobant les trois écoles de la musique andalouse, dans la perspective de préserver et développer le patrimoine.
Ces partitions ont été suivies par la représentation du groupe « trio tarab » d’Iran composé de trois musiciens talentueux manipulant des instruments traditionnels qui ont gratifié le public d’un répertoire ancien puisé du patrimoine de la musique classique iranienne. 18 formations musicales représentant plusieurs pays arabes, européens et asiatiques participent aux cotés d’orchestres locaux à cette édition qui se poursuivra jusqu’au 6 mai prochain. Selon le commissaire du festival, le programme mis au point comporte deux spectacles chaque soirée en réservant un hommage à chaque fois à un des grands maîtres de la musique andalouse dont Larbi Bensari, Abdelkrim Dali et cheikha Tetma.
En marge des soirées musicales, il est prévu des conférences et rencontres qui seront animées par des musiciens participants à cette manifestation traitant de l’histoire de la musique andalouse et ses instruments traditionnels et autres genres musicaux. Parmi ces thèmes figurent « une approche nouvelle de l’histoire de la musique andalouse » du professeur Salim El Hassar de Tlemcen, « le luth a travers les âges » du professeur Carlos Gonzales d’Espagne et « la fonction des instruments musicaux de la nouba algérienne » du grand musicien algérien Rachid Kerbas.