Tonic Paralysé : Sonelgaz suspend l’alimentation en électricité
Usine de Tonic.
Toutes les unités du groupe Tonic de fabrication de papier de Bou Ismail connaissent depuis neuf heures de la matinée du dimanche, une paralysie totale suite à une coupure du courant électrique décidée par la direction régionale de la Sonelgaz. Cette situation a provoqué chez les 4000 ouvriers du groupe, un choc terrible et une appréhension de ce qui les attend dans les prochains jours.
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Dans la correspondance adressée au séquestre judiciaire, la direction générale de la Sonelgaz explique que la suspension de l’alimentation en énergie électrique aux entreprises du Groupe Tonic est due au refus du séquestre judiciaire de régler les factures de consommation électrique bien que deux notifications lui aient été envoyées avant que la société de l’électricité et du gaz n’entreprenne de couper le courant.
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Le Président Directeur Général de Tonic Abdelghani Djerrar a accusé le séquestre judiciaire de vouloir saboter les unités du groupe et précariser 4 mille familles, soulignant que les travailleurs organiseront un sit-in ce matin à Bou Ismail en signe de protestation et pour demander au président de la république d’intervenir personnellement afin d’arrêter ce qu’il a qualifié de manœuvre du séquestre judiciaire visant par tous les moyens à fermer le groupe.
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Il a insisté sur la nécessité que le président de la république ouvre une enquête approfondie pour mettre la lumière sur les dessous de l’affaire et les parties qui ont des intérêts à détruire le premier groupe de ce genre en Algérie.
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Les travailleurs de Tonic ont indiqué à Echorouk Al Yaoumi qu’ils ont eu à faire face dimanche à une humiliation du séquestre judiciaire qui leur a offert de choisir entre le paiement de leurs salaires ou le règlement des factures d’électricité.
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Cette attitude, disent-ils, est sans précédent de la part du séquestre judiciaire qui n’a même pas pris la peine de se déplacer depuis plusieurs mois de la place Audin jusqu’au siège de l’entreprise à Bou Ismail.