Trafic de fausse monnaie: démantèlement d'un dangereux réseau
Les services de la Brigade mobile de la police judiciaire ( BMPJ )de Dergana ont réussi à neutraliser un dangereux réseau de faux-monnayeurs, qui s’étendait d'Alger jusqu’à Oran.
Ce réseau est dirigé par un ingénieur et un terroriste repenti assistés de commerçants et de propriétaires de cafétérias ainsi qu’un commissaire de police qui a été mis à pied , il y a une année. Ces accusés se sont présentés, hier, devant le procureur de la République près du tribunal d’El Harrach. Il les a déférés devant le juge d’instruction de la Chambre 4.Ce dernier les a mis en détention préventive. Ce réseau, rappelons-le, est composé de 8 éléments âgés de 30 à 46 ans. Cette affaire, que les services de sécurité de Dergana , sise à l’Est d’Alger,ont pris en charge, remonte à la dernière semaine du mois dernier lorsqu’un jeune de 35 ans a été arrêté et qui se rendait fréquemment à ladite localité en compagnie de jeunes filles. Ce jeune a noué des relations amicales avec une femme. Mais, des voisins se plaignaient de sa présence dans ce quartier. Les mêmes services , alors, sont parvenus à l’arrêter lorsqu’il était à bord d’un véhicule. Après avoir procédé à une perquisition, les services de sécurité ont trouvé une somme de 3 millions de centimes en faux billets de 1000 DA en sa possession. Lors de son jugement, il a affirmé que c’est dans un magasin, sis à Bab El-Oued, où se réunissaient les membres de ce réseau spécialisé dans le trafic de la fausse monnaie , des sceaux de l’Etat ainsi que des cartes grises. Un ingénieur en informatique, originaire d’Oran est impliqué dans cette même affaire. Il est propriétaire d’un atelier clandestin doté de plusieurs outils qui lui permettaient de trafiquer de la fausse monnaie ainsi que les sceaux de l’Etat. Cet atelier étant un garage sis à Kadil, Oran. Ce dernier a été loué à un jeune originaire de l’une des wilayas de Sud algérien. Selon le propriétaire de ce garage, impliqué également dans cette affaire, ce jeune homme venant du Sud faisait semblant d’être un universitaire.Il possède du matériel très sophistiqué aux fins de ce trafic. Les services de sécurité ont pu également, après avoir été autorisés de prolonger leur perquisition, saisir une somme d’argent trafiquée, composée de faux billets de 500 et 1000 DA, estimée à 200 millions de centimes. Ils sont également parvenus à récupérer des faux billets destinés à ce trafic, dont une importante somme de 300 millions de centimes qui devait être écoulée dans les marchés parallèles . Parmi ces accusés, figure un ancien terroriste, originaire de l’Ouest, qui avait récemment bénéficié d’une grâce dans le cadre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Trois autres éléments originaires de la wilaya d’Oran ont été arrêtés ainsi que deux autres issus de la localité de Es-Sénia dans la même wilaya. En outre, la perquisition du domicile à Bab El-Oued, d’un commissaire de police, âgé de 36 ans, dont l’un de ses proches est impliqué dans cette affaire a permis de récupérer une quantité de cartouches de différents calibres, estimée par nos sources à 30. Les accusés qui travaillaient sous le couvert d’un commerce licite, dont la plupart d’entre eux disposaient de magasins et de cafétérias, exploitaient des jeunes pour écouler les faux billets dans des boites de nuits ainsi que dans le libre échange commercial. En plus, ils avaient injecté une somme de faux billets auprès du Crédit Populaire d’Algérie (C.P.A), dont un représentant de cette institution s’est constitué partie civile. Selon des informations qui nous sont parvenues, ces faux billets sont distribués par l’un des membres de ce gang, qui est en état de fuite, pour approvisionner les terroristes en produits alimentaires