Transport : sit-in des ingénieurs et des inspecteurs
Les travailleurs des corps techniques du secteur des transports ont organisé lundi un sit-in devant le ministère des Transports pour protester contre la non promulgation de leur statut qui devrait organiser leur métier, d’un coté, et pour dénoncer la non satisfaction de leur revendication principale à savoir les augmentations salariales.
Ce deuxième sit-in des travailleurs techniques du secteur du transport (ingénieurs, contrôleurs et inspecteurs) affiliés aux 48 directions des transports des wilayas intervient après que le Conseil national des corps technique s de ce secteur eut menacé de paralyser tout le secteur au niveau national. A travers cette deuxième action de protestation les travailleurs veulent attirer l’attention de leur tutelle sur leurs conditions socioprofessionnelles difficiles. Les protestataires demandent la satisfaction de toutes leurs revendications, notamment celles liées aux augmentations salariales. Le Conseil national des corps techniques de ce secteur s’est dit écœuré par le silence troublant du ministère des Transports qui n’a montré aucune volonté de dialogue avec les travailleurs suite à leur premier sit-in qui a eu lieu le 13 avril dernier. Selon les explications d’un responsable de ce Conseil, la tutelle leur aurait promis de se pencher sur leur problème et d’étudier leurs revendications, mais selon la même source, aucune suite ne leur a été donnée. La non satisfaction des promesses qui leur ont été faites par le ministère des Transports était à l’origine de ce deuxième sit-in. Suite au premier rassemblement, le ministre des Transports, Amar Tou, a ordonné à ses services de prendre en charge les revendications des protestataires par une commission qui sera mise en place et qui va étudier le statut des travailleurs du secteur, mais depuis, rien n’a été fait. Soulignons, d’autre part, que le Conseil national des corps techniques de ce secteur a émis des réserves sur la forme et le fond du statut proposé par l’administration centrale. Le conseil, estime que ce statut ne répond pas aux aspirations des travailleurs du secteur, sans parler du grand retard enregistré dans son élaboration.