Français

Trévidic demande à la France de faire pression sur l’Algérie !

الشروق أونلاين
  • 2753
  • 3
D.R
Marc Trévidic, juge français en charge de l’enquête sur la mort des moines de Tibéhirine

Le juge français en charge de l’enquête sur la mort des sept moines de Tibhirine, Marc Trévidic a suscité de nouveau le débat sur le refus des autorités algériennes de transférer vers la France des échantillons prélevés sur les cranes des moines pour les analyses de leurs ADN.

Le juge instructeur français a, également, demandé aux autorités hexagonales de faire pression sur leurs homologues algériennes pour accorder plus de facilitations aux enquêteurs français.

Selon l’agence Reuters, le juge instructeur, Marc Trévidic a redemandé aux autorités françaises d’exercer des pressions sur Alger en vue de lui permettre de récupérer des échantillons des têtes des moines, qu’a refusés le juge instructeur algérien, sachant que l’enquête relève des prérogatives de l’Algérie. C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh.

Tentant de remuer ladite affaire lors d’une déclaration à la presse française sur l’inauguration de l’usine « Renault » en Algérie, le magistrat français a salué l’idée en souhaitant que « les relations franco-algériennes aillent au-delà de l’automobile ». « Soit on va arriver à finir le travail, c’est-à-dire faire toutes les expertises utiles, soit on aura un gros point d’interrogation jusqu’à la fin des temps », a-t-il soutenu. 

Pour lui, le refus d’Alger que des échantillons soient transférés en France devrait remettre les investigations à la case départ et maintenir le flou sur la vérité de l’assassinat des sept moines.

«Il n’y a que les autorités françaises qui peuvent m’aider sur ce dossier », a-t-il indiqué ajoutant que « Les autorités algériennes feront quelque chose si les autorités françaises poussent pour qu’elles le fassent ». « Il faut au minimum mettre la pression pour que ça avance dans ce dossier », estime-t-il.

Les propos de Trévidic interviennent 48 heures après la visite en Algérie du chef de la diplomatie française, Laurent Fabius à l’occasion de l’inauguration de l’usine « Renault » de Oued Tlélat à Oran.

S’exprimant sur l’enquête de Tibhirine, Laurent Fabius a appelé à ce propos  au « respect du droit algérien ».

مقالات ذات صلة