Tripoli demande l'extradition d'Abdallah al-Senoussi (gouvernement)
Le gouvernement libyen a annoncé samedi qu’il avait demandé à la Mauritanie l’extradition de l’ex-chef des renseignements libyens, Abdallah al-Senoussi, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) et arrêté à Nouakchott.
Le porte-parole du gouvernement, Salah Al-Manaa, a indiqué au cours d’une conférence de presse qu’une demande d’extradition avait été envoyée à Nouakchott via Interpol.
“Le gouvernement libyen est prêt à recevoir Abdallah al-Senoussi, à le détenir dans une prison libyenne et à le juger lors d’un procès équitable”, a-t-il précisé.M. Manaa a ajouté qu’Abdallah al-Senoussi avait été arrêté alors qu’il était en compagnie d’une autre personne qui pourrait être son fils.
L’arrestation de cet ancien pilier du régime déchu de Mouammar Kadhafi à l’aéroport de Nouakchott, dans la nuit de vendredi à samedi, a été annoncée par une source sécuritaire mauritanienne, avant d’être confirmée par les autorités libyennes.
L’ancien chef des renseignements militaires a été interpellé par les services de sécurité mauritaniens au moment où il arrivait de Casablanca, au Maroc, par un vol régulier, selon cette source mauritanienne, qui a précisé qu’il voyageait avec “un passeport malien falsifié”.
Le président Nicolas Sarkozy a également annoncé samedi que la France allait demander l’extradition de M. Senoussi, condamné “par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité dans l’affaire de l’attentat terroriste du 19 septembre 1989 contre le vol UTA 772 qui a coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français”.La Mauritanie n’est pas signataire du statut de Rome portant création de la CPI et n’a en théorie pas l’obligation de lui livrer Senoussi.