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Trump attaque Macron et raille le refus européen de s’engager face à l’Iran

Echoroukonline
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Alors que le fossé se creuse entre les alliés américains et français sur la guerre en Iran et l’OTAN, le président américain Donald Trump a fustigé mercredi la position des Européens dans la guerre contre l’Iran, alternant révélations sur leurs échanges diplomatiques et attaques personnelles directes, notamment contre Emmanuel et Brigitte Macron.

S’exprimant lors d’un déjeuner organisé pour la semaine sainte, le président américain a d’abord vanté l’ampleur des frappes américaines récentes contre l’Iran, affirmant avoir « détruit la plupart » des missiles balistiques de Téhéran lors d’une frappe si massive « qu’ils ont cru que c’était une arme nucléaire ».

Mais c’est l’isolement militaire de Washington qu’il a ensuite choisi de mettre en scène, fustigeant une Alliance atlantique qualifiée de « tigre de papier ».

Au cœur de son réquisitoire, Donald Trump a ciblé le chef de l’État français, l’accusant d’avoir refusé de déployer la marine nationale en soutien aux forces américaines.

« J’ai appelé la France, Macron, dont la femme le traite extrêmement mal », a souligné le président américain.

Trump a ensuite relayé sa conversation téléphonique avec le locataire de l’Élysée : « Je lui dis : “Emmanuel, nous aimerions beaucoup avoir de l’aide dans le Golfe […]. Si vous le pouviez, pourriez-vous s’il vous plaît envoyer des navires immédiatement ?” “Non, non, non. Je ne peux pas faire ça, Donald. Nous pourrons le faire une fois la guerre gagnée.” »

En réponse à cette fin de non-recevoir, Donald Trump a déclaré à Emmanuel Macron : « Non, je n’en ai pas besoin une fois la guerre terminée, Emmanuel ! »

– Le Royaume-Uni et l’OTAN également ciblés

Emmanuel Macron n’a pas été la seule cible de ce discours. Donald Trump a également raillé le Premier ministre britannique Keir Starmer.

« J’ai dit : “Vous avez deux vieux porte-avions en panne. Vous pensez que vous pourriez les envoyer ?” », a souligné Trump. Selon lui, le dirigeant britannique aurait répondu devoir « consulter son équipe » la semaine suivante. « La semaine prochaine ? Mais la guerre a déjà commencé ! Elle sera finie dans trois jours », a raillé le président américain.

Affirmant n’avoir, de toute façon, « pas eu besoin d’eux », Donald Trump a affirmé n’avoir sollicité les Européens que pour les tester. « La dernière chose dont j’avais besoin, c’était que l’OTAN nous mettait des bâtons dans les roues […] parce que c’est un tigre de papier. »

Évoquant une relation « très bonne avec les grands », « meilleure qu’avec l’OTAN », il a mis en garde contre le manque de fiabilité de ses alliés traditionnels, tout en critiquant l’aide massive accordée par son prédécesseur à l’Ukraine.

À l’issue du récent Conseil européen, le président Emmanuel Macron avait fermement exclu que Paris ne participe à « aucune ouverture de force du détroit dans le contexte des opérations de guerre et des bombardements en cours ».

Qualifiant la posture française de « strictement défensive », le chef de l’État avait conditionné toute participation à un système international d’escorte de navires à un apaisement de la situation et à une nécessaire « déconfliction avec l’Iran ».

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