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Tunisie : la police politique et l’argent contre la révolution

الشروق أونلاين
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Tunisie : la police politique et l’argent contre la révolution

Le président du parti le Congrès pour la République (CPR), Moncef Marzouki, a indiqué que les dangers qui planent sur la révolution tunisienne sont multiples et anciens. Cet opposant a souligné que l’armée tunisienne jouit encore d’une très bonne réputation au sein du peuple tunisien, d’où son surnom « Protectrice de la révolution ».

 

 « Ce qui se prépare dans l’ombre contre la révolution tunisienne est extrêmement dangereux et grave. En effet, il y a une union entre la police politique, de l’argent sal qui vient d’affaires douteuses et des personnes de l’ancien régime contre la révolution tunisienne », a indiqué à Echorouk par téléphone le président du parti le Congrès pour la République (CPR), Moncef Marzouki.  « Ce complot qui menace les acquis de la révolution tunisienne a mis en colère le peuple tunisien », a-t-il expliqué.

Moncef Marzouki s’est dit écœuré par la réaction et le comportement de la police politique tunisienne face aux manifestations pacifiques menées vendredi et samedi par le peuple tunisien. « La police politique se comporte comme si elle encore sous le régime de Zine el Abedine Ben Ali. Ce qui s’est passé samedi est inacceptable et illogique », a-t-il martelé.

Notre interlocuteur a par ailleurs appelé au départ du ministre tunisien de l’intérieur et au  changement de la mentalité des services de sécurité d’une manière à agir en faveur de la révolution tunisienne. « La situation en Tunisie est tres tendue, pour ne pas dire explosive, et tout un chacun doit assumer ses responsabilité », a-t-il déclaré.

Sur un autre plan, le président du CPR a estimé que la performance du gouvernement tunisien actuel est très faible et inacceptable. Selon lui, le Premier ministre tunisien veut rapporter la date des prochaines élections.

S’agissant de ce qui se prépare contre le mouvement islamiste Ennahda en Tunisie, il a dit que l’ancien régime a utilisé cette carte par le passé pour justifier le système dictatorial qui était en place. « Le pouvoir en place en tunisie représente Ennahda et le courant islamiste comme un danger pour faire peur au peuple tunisien, et ce dans le seul but de casser le projet démocratique en Tunisie », a-t-il expliqué.

Enfin, Moncef Marzouki a démenti catégoriquement les rumeurs selon lesquelles l’armée tunisienne voudrait mener un putsch contre la volonté populaire. « Nous ne jugeons pas les intentions, l’armée a défendu la révolution et ne s’est jamais ingérée dans les affaires politiques », a-t-il conclu.

 

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