Tunisie : les parties parrainant le dialogue accusent la troïka de “paralyser” les efforts de sortie de crise
Les parties tunisiennes qui parrainent le dialogue sous la conduite de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), ont accusé samedi la troïka au pouvoir, dirigée par Ennahda, de tenter de paralyser leurs efforts pour sortir de l’impasse qui dure depuis plusieurs mois.
Le mouvement islamiste Ennahda a indiqué vendredi “accepter” la feuille de route proposée par l’UGTT, soulignant la nécessité d’”adopter” la constitution dans trois semaines et de “fixer” le calendrier des élections dans un délai ne dépassant pas six mois à compter de la date de l’installation de l’instance indépendante électorale.
Lors d’une conférence de presse, le secrétaire général de l’UGTT (principal parrain du dialogue), Hocine Abassi, a estimé que la position d’Ennhada était “ambiguë” car ne comportant pas une réponse claire aux revendications.
Celles-ci concernent la démission du gouvernement actuel, la formation d’un autre composé de technocrates et la définition des missions de l’Assemblée nationale constituante (ANC).
L’initiative des quatre organisations qui parrainent le dialogue entre la coalition au pouvoir et l’opposition s’articule autour de la démission de l’actuel gouvernement dans un délai de trois semaines à compter de l’amorce du dialogue national et son remplacement par un autre composé de technocrates neutres dont la présidence sera confiée à une personnalité indépendante et, enfin la reprise des activités de l’ANC pour finaliser la constitution et la loi électorale.