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Turquie: le PKK tue 24 soldats, l'armée pourchasse les rebelles en Irak

الشروق أونلاين
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Vingt-quatre soldats turcs ont été tués et 18 autres blessés tard mardi dans des attaques multiples de rebelles kurdes à la frontière irakienne, et l'armée turque est entrée en Irak pour pourchasser les assaillants jusque dans leurs bases arrière.

“24 soldats ont été tués et 18 blessés”, a déclaré le Premier ministre turc  Recep Tayyip Erdogan, révisant à la baisse un précédent bilan de 26 morts  fourni de source sécuritaire.

M. Erdogan a confirmé au sortir d’une réunion d’urgence de plusieurs  ministres de son cabinet et de responsables militaires que des troupes d’élite  étaient entrées en territoire irakien pour pourchasser les assaillants “comme  le permet le droit international”.

Il a aussi fait état d'”opérations d’envergure” à la frontière irakienne  contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

M. Erdogan, qui annulé une visite au Kazakhstan, a aussi ajouté que ces  attaques ne changeront en rien la détermination de son gouvernement de régler  l’épineux conflit kurde par des moyens démocratiques.

Les attaques simultanées de plusieurs groupes armés du PKK se sont  produites dans huit points des localités de Cukurca et d’Yüksekova, dans la province de Hakkari, qui abritent plusieurs postes frontière de la gendarmerie, corps d’armée en Turquie, selon une source de sécurité locale.

Selon les médias, plusieurs centaines de commandos turcs ont pénétré  jusqu’à 4 km en Irak pour empêcher que les rebelles ne se replient vers leurs  bases dans la montagne irakienne.

Les chaînes de télévision ont affirmé que des unités spéciales ont été  héliportées en territoire irakien afin de barrer la route des rebelles voulant  s’enfuir plus avant en territoire irakien.

Un porte parole du PKK en Irak, Dozdar Hammo, a déclaré à l’AFP que “des  unités terrestres turques tentent de traverser la frontière” dans la région de  Hakkari.

L’aviation turque a de son côté bombardé les rebelles dans le nord de  l’Irak, visant notamment la région de Qandil, principale base arrière du PKK,  selon des sources de sécurité.

Il s’agit d’une des plus sanglantes attaques du PKK, qui a engagé en 1984  son combat pour la sécession de la partie kurde (est et sud-est) de la Turquie,  depuis 1993, lorsque les rebelles avaient fusillé 33 soldats sans armes au  moment de leur transfert d’un point à un autre.

Le chef d’état-major, le général Necdet Özel, et les principaux commandants  militaires, se sont rendus sur les lieux, a déclaré le chef de l’Etat Abdullah  Gül à Ankara.

 

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