Un algérien tué par balle… et des émeutes éclatent à Grenoble
La banlieue grenobloise en France, était encore assiégée hier par les services de sécurité français, pour prévenir de nouveaux incidents après ceux qui ont éclaté vendredi suite à la mort de Karim Boudouda, un jeune constantinois de 27 ans, établi en France avec sa famille. Si la victime était recherchée pour trois accusations, le fait qu’un policier lui tire une balle dans la tête est inacceptable pour les protestataires. Des émigrés ont alors appelé à une marche pacifique vendredi en solidarité avec la famille du défunt, mais au moment de la prière sur la dépouille mortuaire, la tristesse et la colère se sont exprimés à travers des émeutes.
- Les funérailles de Karim se sont vite transformées en émeutes, occasionnant des dégâts matériels : pas moins de 50 voitures ont été incendiées et des locaux commerciaux ont été saccagés, selon les services de sécurité.
- Echorouk qui a contacté hier des émigrés résidant à Grenoble a pu constater la colère et l’indignation qui règne dans cette ville. Nos interlocuteurs ont souligné le fait qu’un accusé demeure innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit prouvée. «Même en cas de condamnation pour vol ou trafic de drogue, comme prétendent les services de sécurité français, tirer une balle reflète la rancœur». Certains sont revenus sur l’animation que créait Karim pendant le Mondial en “remplissant” Grenoble avec des drapeaux algériens.
- La situation a pu être maitrisée hier car coïncidant avec le week-end en France, et d’autant plus qu’en cette période, beaucoup sont les algériens qui rentrent au pays pour y passer des vacances.