Un groupe italien décroche le plus grand projet touristique en Algérie
Un groupe italien de construction a décroché le plus grand projet touristique algérien et ce depuis l’indépendance au sud du pays. Il s’agit du groupe touristique Oasis Rose du Désert, sis à la wilaya de Ouargla. Cette opération intervient au moment où des sociétés italiennes établies en Algérie sont accusées de corruption. D’où la question qui se pose sur l’octroi de ce marché important par ce groupe.
Dans le même contexte, on a appris que ledit projet constitue un complexe touristique mondial qui coûtera plus d’un milliard et 300 millions d’euros et qui s’étendra sur une superficie de 150 hectares. Il s’agit de la construction d’un complexe touristique très moderne conforme aux normes mondiales pour qu’il soit une destination touristique mondiale au cœur du Sahara. Les travaux devraient s’achever dans 18 mois, selon des sources au ministère du Tourisme.
Le groupe des sociétés italiennes pour la construction et les travaux publics entamera les opérations de la réalisation début septembre. Le projet s’implantera à Ouargla, Hassi Messaoud et Touggourt. Il sera constitué de 200 villas luxueuses, d’un jardin aquatique de 20 hectares, d’un lac artificiel, d’un centre sportif de 9 hectares qui contiendra des stades de football et de tennis, un terrain de golf et une salle de massage. Un hôtel de 200 suites et une mosquée pour 4000 personnes seront, également, construits.
Les services du ministre du Tourisme, Amar Ghoul, devront assurer le suivi du projet de deux côtés : italien et saoudien étant donné qu’il a été partagé par le partie italienne de 70% et par un groupe saoudien de 30%. Le ministère compte sur le tourisme comme une nouvelle source à la place des hydrocarbures dont les revenus ont connu une régression créant des soucis pour les autorités publiques.
L’octroi de cet important marché au profit du groupe italien de construction intervient dans une phase où les sociétés italiennes en Algérie vivent une période délicate à cause des affaires de corruption notamment dans le secteur des hydrocarbures à savoir la société Eni, l’affaire Sonatrach 1 et 2, le scandale de Sonatrach-Saipem et l’affaire de 200 millions euros de corruption en Italie.