Un repenti révèle que les terroristes se déplacent à présent par voie maritime
Pour éviter les barrages de sécurité déployés le long des routes, Droudkel et ses acolytes ont jeté leur dévolu sur la voie des mers pour leurs déplacements.
Cette information a été fournie par un repenti qui s’est livré la semaine la semaine dernière à Tigzirt dans la Wilaya de Tizi Ouzou. Des sources proches d’Ech chorouk ont révélé, à ce sujet, que les services de sécurité avaient ouvert des enquêtes approfondies sur environ 50 marins pêcheurs dont de nombreux propriétaires de petites embarcations. Selon les mêmes sources, environ 10 suspects, tous des marins pêcheurs ont déjà été arrêtés et mis sous mandat de dépôt alors qu’une quarantaine sont convoqués au tribunal pour une citation directe. Ces enquêtes concernent des individus soupçonnés notamment dans la région de l’est d’Alger, en passant par Boumerdès jusqu’à la côte de Tizi- Ouzou. Il leur est reproché la complicité et le transport de terroristes. Les groupes terroristes se déplaceraient, ainsi, à l’aide de petites embarcations pour éviter les barrages de sécurité déployés le long des routes. Dorénavant, les garde-côtes vont devoir, à leur tour, étendre leurs activités à ce domaine. Il est donc attendu, ainsi, une surveillance accrue du littoral à proximité des régions boisées et un renforcement accru des inspections des navires en mer. L’information a été rapportée par un repenti qui s’est livré, la semaine la semaine dernière, à Tigzirt dans la Wilaya de Tizi Ouzou. Ce serait un étudiant de l’université de Boumerdès, originaire de Tlemcen. Au cours de son interrogatoire, l’ex-terroriste a révélé que Droudkel et ses acolytes ont jeté leur dévolu sur la voie maritime pour leurs déplacements. Les zones d’embarcation seraient, ainsi, souvent de petites criques ou des plages isolées situées près des massifs forestiers. Le repenti citera notamment la forêt de Mizrana qui sert, selon lui, à relier les différentes régions du littoral centre du pays. Il est à signaler à ce sujet qu’il y a déjà un an, Ech chorouk s’était fait l’écho de la découverte par les services de sécurité d’un bateau de pêche amarré en bordure de la forêt de Mizrana et contenant des munitions. Les dernières révélations viennent confirmer, ainsi, que les terroristes n’ont pas cessé, durant tout ce temps, de se déplacer librement le long de ce littoral. Par ailleurs, selon des sources proches de l’enquête, le dispositif d’aide de l’Etat pour l’acquisition de bateaux de pêche a été mis à profit pour constituer, à coups de subventions, une armada pour les terroristes.