Une délégation des contestataires d'In Salah à Alger
Une délégation de 30 représentants des contestataires d’In Salah se rendra dans les heures à venir à Alger, à l’invitation du cabinet de la présidence de la République pour avoir les explications du contenu de la décision du chef de l’Etat, notamment l’expression incluse dans son message en faisant savoir que «les forages-tests engagés à In Salah seront achevés à très brève échéance», qu’ils jugent ambigüe.
La délégation est composée d’experts de forage, des moudjahidine, des notables et des représentants de la société civile.
Selon certaines sources, cette démarche entreprise par la présidence de la République vise à enlever toute ambigüité de la décision d’Abdelaziz Bouteflika que «les forages-tests engagés à In Salah seront achevés à très brève échéance» sans autant fixer une date. Pour les opposants, c’est une manière de l’Etat de s’esquiver afin de gagner du temps pour achever le forage du deuxième puits qui est entré dans sa dernière phase, selon un expert qui s’est rendu depuis une semaine sur le lieu du forage.
D’autre part, des représentants des contestataires ont lancé un appel au DGSN, le général-major Abdelghani Hamel, dans lequel ils se plaignent de la «répression» des marches, notamment celle de jeudi, qui était pacifique et qu’aucun acte de violence ou d’agression n’a été commis par les manifestants ni sur les personnes ni sur les biens.
Dans le même sillage, des manifestants venus des wilayas de Laghouat, Djelfa et El Bayadh ont manifesté leur solidarité aux opposants à l’exploitation du gaz de schiste.
Les initiateurs de l’impressionnant sit-in prévu samedi ont dénoncé dans un communiqué «la lenteur du gouvernement dans la prise de charge des revendications de la population du sud du pays», à savoir l’arrêt immédiat des opérations du forage à In Salah.