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Une initiative algérienne pour la réconciliation du peuple égyptien

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Cheikh Ali Ayya

Des cheikhs algériens, tunisiens, marocains, libanais et saoudiens s’apprêtent à lancer une initiative de réconciliation entre les deux parties en conflit en Égypte, à savoir les partisans et les opposants du président renversé par l’armée, Mohamed Morsi.

Cheikh Ali Ayya, a dit qu’une délégation regroupant de cheikhs algériens serait en déplacement en Égypte pour rencontrer les parties en conflit, et ce dans le but d’entamer le processus de réconciliation.« Il y a des cheikhs qui ont le souci de faire cesser l’effusion de sang en Égypte, c’est pourquoi nous œuvrons pour en finir avec ça et mettre fin à la fitna. Nous allons présenter des propositions à nos Frères-le «Front national de défense de la légitimité»- qui réclame le retour au pouvoir du président déchu, Mohamed Morsi, et le nouveau gouvernement installé récemment», a déclaré Ali Ayya à Echorouk.Le cheikh a dit que la délégation qui se rendra en Égypte regroupe des Oulémas, cheikhs et docteurs de l’Algérie, la Tunisie, du Liban et de l’Arabie Saoudite et que les premiers contacts avec les deux parties précitées ont donné déjà de signes positifs.Ali Ayya a affirmé que l’initiative qui se prépare pour la réconciliation du peuple égyptien n’a ni d’aspect politique ou partisan, comme elle n’est soutenue d’aucune partie officielle que ce soit en Algérie ou ailleurs. « Pour sauver la nation des affres de la tuerie, il nous appartient d’assumer nos responsabilités afin d’empêcher l’effusion de sang, pour protéger les biens public et privé des Égyptiens et pour que les enfants de ce pays cessent de s’entretuer.    S’agissant de l’adhésion d’autres parties à cette initiative, Ali Ayya a manifesté son accord à l’adhésion de l’Association des oulémas musulmans algériens, tandis qu’il s’est montré réservé quant à l’adhésion de Ali Benhadj à cette action, en raison de son appartenance partisane en s’exprimant sur ce sujet sans autant le citer nommément: « Nous voulons que cette initiative soit loin de toute couleur politique ou partisane ».   Le groupe de 14 partis qui se nomme « Groupe de défense de la mémoire et de la souveraineté » qui regroupe des partis d’opposition, a demandé du gouvernement de ne pas reconnaître le gouvernement de Hazem El-Beblawi, qu’ils jugent « illégitime ». D’autres intellectuels et académiciens ont présenté une requête pour le retour à la légitimité et à la fin de la gouvernance des putschistes.  

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