Une source gouvernementale confirme la mort du fils kamikaze d'Ali Belhadj
Le fils d’Ali Belhadj, ex-numéro deux du Front islamique du Salut (FIS), a été tué lundi par les forces de sécurité algériennes alors qu’il s’apprêtait à commettre un attentat-suicide, a confirmé une source gouvernementale jeudi. Mais sa famille dit ne pas avoir été informée de son décès.
« C’est confirmé. C’est le fils d’Ali Belhadj qui a été tué. Il y a eu identification par l’ADN du corps du jeune homme », a déclaré la source gouvernementale à propos du fils d’un des fondateurs du Front islamique du Salut (FIS), parti dissous en 1992.
Le jeune homme voyageait avec deux autres individus originaires d’Alger, à bord d’un véhicule bourré d’explosifs, destinés à des attentats qui devaient vraisemblablement être organisés dans la capitale avant le Ramadhan, début août.
Ils avaient été repérés lundi en fin d’après-midi par les forces de sécurité, qui avaient sommé en vain le véhicule de s’arrêter avant de tirer dans sa direction. Le véhicule a explosé tuant ses occupants, explique la source anonyme, qui précise que trois militaires ont été blessés.
Il est à noter que Abdelkahar Belhadj devait se faire exploser « dans un lieu bondé […] au centre d’Alger », à quelques jours du mois de Ramadhan et que le second kamikaze devait cibler un bâtiment gouvernemental.
Mais le doute subsiste. « Nous n’avons aucune information relative à la mort d’Abdelkahar Belhadj », a déclaré Abdelhamid Belhadj, le frère d’Ali Belhadj, dont il se dit le porte-parole. « Nous sommes là à la maison, avec Ali Belhadj, et nos téléphones sont ouverts. »
« Les services de sécurité nous ont déjà dit qu’ils nous informeraient en cas de mort. Et nous n’avons reçu aucun appel », a-t-il ajouté.
Abdelkahar, né en 1988, avait disparu en 2006 lorsqu’il avait rejoint al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Ali Belhadj avait alors accusé les services de sécurité de l’avoir kidnappé, ce qui avait été démenti. Quelques mois plus tard, le jeune homme réapparaissait sur la chaîne d’information qatarie Al-Jazeera. Sa mort avait ensuite été annoncée à plusieurs reprises sans jamais avoir été confirmée.
Celui qui avait pris comme nom de guerre « Mouawia », en référence à l’un des compagnons du prophète Mohammed (QSSSL), avait été condamné à mort par contumace en 2009 par le tribunal de Tizi-Ouzou pour participation à des attentats sanglants.