Voici comment Rabat a permis à l’état sioniste de prendre pied dans le Maghreb!
Selon le journal français Le Monde, citant un spécialiste du renseignement israélien, le Mossad a donné son accord pour assister le Maroc militairement dans le conflit l’opposant au Front Polisario -qui réclame son droit à l’autodétermination promis par l’ONU en 1991- avec des drones et des logiciels espions.
De Hassan II à Mohamed VI, les services secrets marocains ont toujours coopéré avec le Mossad israélien au détriment des intérêts arabes et de la question palestinienne.
Affaire d’espionnage 1965
Nous sommes en septembre 1965, soit deux ans avant le déclenchement de la guerre des Six Jours (5 au 10 juin 1967) qui a opposé l’Égypte, la Jordanie et la Syrie à l’occupant israélien.
Les dirigeants arabes se réunissent à Casablanca en 1965 lors d’un sommet de la Ligue arabe. Un fait inattendu se produit et sonne la haute trahison des dirigeants marocains à leurs collègues arabes. En effet, le roi chérifien Hassan II a laissé le Mossad (services secrets israéliens) enregistrer le sommet à l’insu des dirigeants arabes.
Après avoir recueilli des informations auxquelles il n’aurait jamais accès n’était la coopération de Hassan II, l’état sioniste a déclenché, deux ans plus tard, la guerre des Six Jours.
Assassinat de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka
Quelques jours après ce sommet, en octobre 1965, le Mossad aurait aidé les services marocains à localiser l’opposant Mehdi Ben Barka, tué à Paris, a rapporté samedi le journaliste français Le Monde, citant le journaliste israélien Ronen Bergman.
« Les agents israéliens auraient fait disparaître son corps dans la forêt de Saint GermainenLaye [île-de-France] », selon la même source qui ajoute que « Rabat aura été un intermédiaire de bonne volonté pour Israël ».
Préparation des accords égypto-israéliens de Camp David
Outre l’affaire d’espionnage, c’est au Maroc que se tenait la réunion précédant la signature des accords de Camp-David entre l’Égypte et l’occupant israélien. En effet, c’est en présence de Hassan II que le vice-premier ministre égyptien Hassan Toham avait discuté avec le général israélien Moshe Dayan, en septembre 1977, pour préparer les accords de Camp David qui seront signés une année plus tard (17 septembre 1978) par le président égyptien Anouar el-Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin, sous la médiation du président des États-Unis, Jimmy Carter.
En plus de la coopération entre les services secrets marocains et israéliens depuis les années 1960, leur relation s’est officialisée début des années 1990 avec notamment l’inauguration d’une représentation diplomatique israélienne à Rabat, en présence du premier ministre israélien Yitzhak Rabin.
La communauté juive d’origine marocaine, socle de l’électorat du Likoud
En effet, la normalisation des relations entre Rabat et Tel Aviv, annoncée jeudi dernier, a été vivement accueillie par la communauté juive d’origine marocaine. Elle compte quelque 700 000 personnes, cette communauté constitue depuis les années 1970 un socle de l’électorat du Likoud, parti du premier ministre de l’état sioniste Benyamin Nétanyahou.
Assistance israélienne au Maroc en drones et logiciels espions
Selon la même source, les autorités marocaines se fournissent en drones et en logiciels espions auprès de l’entité sioniste.
Le Monde, citant le spécialiste du renseignement du quotidien Haaretz Yossi Melman israélien, cette assistance devrait s’approfondir dans un contexte sécuritaire tendu marqué par des affrontements entre le Front Polisario et l’armée marocaine, après la violation par cette dernière de l’accord de cessez-le-feu signé en 1991.
Selon lui, Tel Aviv aurait donné son accord pour assister Rabat militairement et en matière de renseignement dans ce conflit opposant ce dernier et le Front Polisario qui réclame son droit à l’autodétermination promis par l’ONU en 1991.
Echoroukonline / Moussa. K.