Washington refuse d’extrader Anouar Haddam vers l’Algérie
Le juge de l’immigration aux Etats Unis a ordonné, récemment, la non-extradition de l’ancien dirigeant du FIS dissous Anouar Haddam vers Algérie après 20 ans depuis qu’il a déposé une demande d’asile politique. En parallèle, les autorités algériennes avaient demandé son extradition dans le cadre d’un mandat d’arrêt citant son nom parmi les recherchés par Interpol.
« Le juge de l’immigration aux Etats-Unis a décidé, jeudi 29 janvier, de ne pas m’extrader vers l’Algérie confirmant une décision de la Cour fédérale », a indiqué Anouar Haddam dans un communiqué.
« La décision des Etats-Unis intervient après plus de deux décennies de souffrance depuis le dépôt de ma demande d’asile politique », a-t-il ajouté.
Selon Anouar Haddam, son arrestation aux Etats Unis a pris place en 1996 « en l’absence de preuves », avant d’être libéré en 2000 et mis en résidence surveillée jusqu’à maintenant.
« Alors que j’étais sur le point d’obtenir mon droit à l’asile politique, des parties ont saisi les événements du 11 septembre 2001, pour demander mon extradition vers l’Algérie », affirme-t-il.
Evoquant la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, Haddam dit que ses activités strictement politiques consistaient à faire de l’opposition politique contre l’arrêt du processus électoral, le 11 janvier 1992 et le soutien politique au principe du droit du peuple algérien de défendre ses institutions élues.
Il a, également, exprimé son désir de retourner en Algérie « volontairement », et ce dans le cadre de la loi pour la Réconciliation nationale pour bénéficier de tous ses droits civiques et politiques.