Yémen : 19 morts dans des violences nocturnes
Au moins 19 Yéménites, des partisans et des adversaires du régime, ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi dans des violences à Sanaa et Taëz (sud-ouest), selon des sources médicales.
Une femme et un bébé figurent parmi les victimes. Ils ont péri quand les troupes gouvernementales ont bombardé leur maison à Taëz, la deuxième ville du pays, selon une source médicale.
Au moins sept partisans du chef tribal Sadek al-Ahmar, qui a rallié l’opposition, ont été tués dans des combats à al-Hassaba, quartier du nord de Sanaa où il réside, selon des sources médicales.
Le ministère de la Défense a en outre annoncé la mort de neuf de soldats dans les combats d’al-Hassaba et avec les forces du général dissident Ali Mohsen al-Ahmar, commandant de la 1ère division blindée.
Le gouvernement avait pourtant annoncé mardi à Sanaa une trêve qui n’a pas tenu: 15 personnes avaient été tuées et des dizaines d’autres blessées dans la journée dans la capitale et à Taëz.
A l’image d’autres pays de la région, le Yémen est secoué depuis fin janvier par un soulèvement populaire, qui a déjà fait des centaines de morts et des milliers de blessés.
Le président Ali Abdallah Saleh, dont les manifestants réclament le départ, a “réaffirmé son engagement à signer” le plan des monarchies du Golfe, qui prévoit sa démission en échange d’une immunité, a rapporté mardi le département d’Etat américain en lui demandant de “tenir cet engagement”.
M. Saleh a déjà promis à plusieurs reprises de signer le plan du Golfe et de quitter le pouvoir mais s’est à chaque fois ravisé.