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Yémen : apparition imminente de Saleh

الشروق أونلاين
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Le président yéménite Ali Abdallah Saleh fera une apparition dans les médias dans les 48 heures à venir, annonce ce dimanche la présidence.

Il s’agirait de sa première apparition médiatique depuis qu’il a été hospitalisé en Arabie Saoudite, après l’attaque du Palais présidentiel à Sanaa le 3 juin. « Le président se présentera dans les 48 heures à venir malgré nos craintes que les brûlures au visage et en différents endroits de son corps soient un obstacle, étant donné que son apparence (physique) ne sera pas celle que les médias attendent », déclare Ahmed al-Soufi, son attaché de presse, dans un communiqué. Le gouvernement promet depuis début juin qu’il reviendra au pays. Al Soufi a déclaré mercredi que son état de santé s’améliorait et qu’il donnait des instructions concernant les affaires courantes. Certains diplomates doutent de son retour. «Nous pensons qu’il a été très gravement blessé», a dit cette semaine à Reuters un diplomate occidental. Saleh se trouvait dans la moquée du Palais présidentiel lorsqu’une bombe a explosé à proximité.

sur un autre plan, plusieurs dizaines de milliers de manifestants étaient rassemblés ce dimanche dans les principales villes du Yémen, dont la capitale Sanaa, pour réclamer la démission du président Ali Abdallah Saleh et le départ du pays de ses fils, commandant les forces de sécurité. Gravement brûlé lors d’une attaque contre son palais à Sanaa le 3 juin, le président Saleh a été évacué en urgence vers l’Arabie saoudite voisine afin d’y recevoir des soins. Mais loin du Yémen, le dirigeant yéménite garde la main sur le pouvoir, qu’il détient depuis 33 ans. Il s’accroche à son poste malgré les manifestations quotidiennes contre son régime qui secouent le pays depuis la fin janvier. Pendant qu’il se remet de ses blessures, son fils Ahmed, 42 ans, veille: commandant des forces d’élite qu’il a déployées dans les rues de la capitale Sanaa, il fait barrage à tout compromis avec l’opposition et résiste aux pressions internationales en faveur d’une transition. Avec le soutien de ses cousins, qui commandent également d’importantes unités militaires du pays, Ahmed Ali Saleh ignore ainsi superbement le vice-président Abed Rabbo Mansour Hadi, chef de l’État par intérim. Ahmed, 42 ans, opère depuis le palais présidentiel et occupe le principal bureau de son père dans un complexe militaire de Sanaa. Abed Rabbo Mansour Hadi est obligé de travailler chez lui ou dans son bureau au ministère de la Défense, selon plusieurs membres du gouvernement et du parti au pouvoir. Le fils du président et ses cousins n’ont pas non plus cédé au vice-président qui leur demande de retirer leurs troupes de Sanaa dans le cadre du fragile accord de cessez-le-feu avec les clans tribaux dans l’opposition. Ahmed commande les forces spéciales et la Garde républicaine. Les principales forces de sécurité intérieure sont dirigées par les neveux du président, Tarek, Yahia et Ammar. Ces troupes sont toutes mieux entraînées et équipées que l’armée régulière, dont certains membres ont fait défection pour rejoindre le camp de l’opposition. Le demi-frère du président dirige , quant à lui, l’armée de l’air.

 

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