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Zaouïas et Soufisme, seule alternative politique pour les partis

Zaouïas et Soufisme, seule alternative politique pour les partis

L’Algérie a connu ces dernières années un retour en force des zaouïas et des mouvements soufis qui attirent de plus en plus de politiques, dont des parlementaires ont même opté pour la création de zaouïas, et se sont lancés dans ce qu’on appelle dans le langage médiatique, « le soufisme politique ».

Ces zaouïas demeurent aujourd’hui l’une des cartes sur lesquelles comptent les candidats aux prochaines échéances électorales pour attirer plus de voix.

L’Algérie a connu la zaouïa à partir du Ve siècle de l’Hégire. Selon une étude faite par Mamoune El Kasmi publié sur son adresse électronique, les zaouïas « s’étaient évoluées de manière remarquable durant le Xe siècle de l’Hégire, date à laquelle l’Andalousie s’est vue effondrée. »

Après la chute de l’Andalousie, plusieurs États européens avaient voulu conquérir les côtes algériennes, notamment à Béjaïa envahie par les Espagnols.

Il convient de noter à ce sujet, le rôle qu’ont joué les zaouïas dans la résistance face à l’invasion espagnole et la colonisation française.

Ben Bella s’opposait aux zaouïas

Après l’Indépendance de l’ État algérien en 1962, les zaouïas ont été marginalisées car le Cheikhs s’étaient opposés au choix du socialisme, que voulait adopter Ben Bella à l’époque. Ce dernier allait jusqu’à les accuser de défenseurs du libéralisme, où même selon le chercheur Saïd Djab El Khir, avait indiqué que certaines de ces zaouïas aurait été démolies et plusieurs de leurs biens auraient été confisqués.  

Après l’arrivée de Bouteflika au pouvoir en 1999, les zaouïas se sont vu restituer leur rôle primordial en activant dans le cadre de la loi en vigueur. Il convient de rappeler que les zaouïas ont joué un rôle clef lors de la tragédie nationale, où des Cheikhs et des membres des zaouïas ont appelé à mettre fin à la violence et à cesser l’effusion de sang.

Le Soufisme en Algérie a interdit d’ailleurs aux musulmans de s’entretuer quelles que soient les circonstances.

Les zaouïas comme  alternative aux partis politiques

Il convient de rappeler qu’en dépit de refus des Cheikhs de zaouïas d’exercer la politique, les mouvements islamistes ont tenté de gagner la confiance des Cheikhs pour attirer plus de militants.

C’était, pour rappel, le numéro un du FIS dissous, à savoir Abassi Madani qui avait contacté les dirigeant d’une zaouïa à Adrar  dans le but de l’aider à inciter les gens à lui donner leurs voix. Mais, Mouloud Hamrouche était intervenu pour empêcher ce contact par le biais de Cheikh de la zaouïa d’Oran.

Après une décennie sanglante, l’ État algérien a revu le rôle des zaouïas  et a réhabilité le Soufisme.

Les zaouïas, une carte à jouer pour les partis politiques

C’était en 2003 que  l’Union nationale des zaouïas d’Algérie (UNZA) a vu le jour. Cette dernière aurait contribué de manière remarquable à inciter des gens à voter pour Bouteflika lors des élections présidentielles de 2004. Selon une étude publiée en 2008 par le magazine français, « L’Express »,  les zaouïas auraient plus d’influence en Algérie que les services secrets et seraient même derrière l’arrivée de Bouteflika au Palais d’El Mouradia.

Notons en outre que selon des statistiques, l’Algérie compte 300 zaouïas, dont la Kabylie abrite seule 50 écoles coraniques. 

 

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