Zerhouni: Nous avons des Fatwa qui permettent les mesures biométriques
Le ministre de l’intérieur et des collectivités locales a révélé que les mesures relatives à la délivrance du passeport et de la carte d’identité biométriques n’obligent pas la femme voilée d’ôter complètement son foulard, ni de raser la barbe des hommes qui la portent lors de la prise des photos biométriques. Noureddine Zerhouni a expliqué qu’il était question pour les femmes voilées de relever le voile et l’ajuster derrière les oreilles, et pour les hommes barbus de réduire leur barbe, de façon à ce que tous les contours du visage soient visibles.
- Le ministre a assuré que son département avait consulté des imams et des islamologues qui ont déclaré que la chose était permise. Les algériens ont, en tout cas, le choix, entre se soumettre aux mesures mises en place par les autorités algériennes, ou alors, de subir des contrôles rigoureux et minutieux atteignant leur dignité au niveau des aéroports internationaux.
- En marge d’une cérémonie de sortie de promotion hier à l’école supérieure de police à Alger, Noureddine Yazid Zerhouni a ajouté que l’Algérie a choisi d’adhérer au système d’identification basé sur les éléments biométriques pour faciliter la procédure de contrôle des citoyens algériens qui n’auront pas alors à rester debout comme des suspects au niveau des aéroports internationaux.
- Le ministre a indiqué que les citoyens avaient le choix entre relever un peu le foulard pour les femmes voilées ou atténuer la barbe pour les hommes qui la portent, et d’être soumis à des appareils de contrôle qui les découvrent complètement, car «tous les pays œuvrent pour sécuriser leurs aéroports». Zerhouni qui a rappelé que des employées femmes seront désignées au niveau des daïras pour la prise des photos des femmes voilées, a également affirmé que des imams et des spécialistes des questions religieuses ont été consultés au sujet du voile et de la barbe pour la prise des photos biométriques.
- Zerhouni a déclaré: «Celui qui refuse les mesures de l’administration algérienne qui agit dans le cadre de sa souveraineté, devrait plutôt se révolter contre le traitement réservé par les ambassades étrangères, à commencer par les conditions d’obtention de visas et les documents à fournir à cet effet, et jusqu’à cette façon d’adresser la parole aux demandeurs à travers une vitre».