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Zitouni: «L'Etat va prendre en charge la restitution des crânes des résistants algériens»

الشروق أونلاين
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Depuis que des historiens et universitaires ont appelé à la restitution des crânes de résistants algériens du début de la colonisation française, entreposés dans des cartons spéciaux dans les réserves du musée de l’Homme à Paris, dans la collection du fonds d’anthropologie, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a fait savoir que l’affaire de la restitution de ces crânes était prise en charge par l’Etat.

En effet, c’est dans une déclaration à l’APS, en marge d’une conférence au musée national du Moudjahid, à l’occasion du 171e anniversaire de l’enfumade de la tribu de Ouled Riah, dans les monts du Dahra (Mostaganem), commise sous les ordres du tortionnaire français, le colonel Pélissier, et qui a fait plus de 1.000 chouhada, que le ministre a précisé que son département œuvrait actuellement en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères pour une «prise en charge optimale de cette question dont l’histoire remonte à plus d’un siècle».

Par ailleurs, une pétition a été lancée en ligne par l’enseignant universitaire, Brahim Senouci, dans le but de restituer les restes de ces résistants afin d’avoir une sépulture digne en Algérie et qui se dit hanté par cette affaire depuis 2011 quand l’historien Ali Farid Belkadi l’a révélée au public.

En effet, c’est l’historien Ali Farid Belkadi, qui faisait ses recherches pour son livre Boubaghla, le sultan à la mule grise… la résistance des Chorfas, qui est à l’origine de ces révélations. Selon ce dernier, certains fragments des corps étaient conservés au musée depuis 1880, date à laquelle ils sont entrés dans sa collection ethnique.  

Ces restes mortuaires, des crânes secs pour la plupart, appartiennent, entre autres, à Cheikh Bouziane, chef de la révolte des Zaâtchas (région de Biskra en 1849), Moussa El-Derkaoui, Si Mokhtar Ben Kouider Al-Titraoui et Mohamed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Cherif «Boubaghla» (l’homme à la mule) qui a été tué en 1854 alors qu’il était à la tête d’une insurrection en Kabylie face à l’armée française ainsi que la tête momifiée d’Aïssa El-Hamadi, qui fut son lieutenant, de même que le moulage intégral de la tête de Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, lieutenant de l’Emir Abdelkader.

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