30 % des gardes communaux seront rattachés à la police communale de proximité
Les gardes communaux, après avoir fait un travail de lutte antiterroriste de proximité vont devoir connaitre une décantation qui les mènera à mieux cadrer avec les impératifs sécuritaires de l'heure.
- Les commissions de sécurité, qui travaillent sous le commandement d’officiers supérieurs des Régions Militaires, ont finalisé l’opération d’inventaire et des listes nominatives concernant les gardes communaux, ainsi que leurs chefs, à travers le territoire national. L’objectif est d’en transformer ces unités en corps paramilitaire, qui sera rattaché à la Région militaire dont il dépend. C’est ce qui avait été convenu entre la Présidence de la République, représentée par le premier ministre, Ahmed Ouyahia, et le ministère de la Défense, représentée par le chef d’état-major, Ahmed Gaid Salah. Cette orientation sécuritaire semble intervenir après l’échec de transformer le corps de la garde communale dans sa totalité en un corps de police communale de proximité, leur nombre, estimé à plus de 100 000 hommes, étant jugé très élevé pour cette intégration.
- De ce fait, le nouvel inventaire aura ceci de positif, c’est qu’il place chaque nom d’agent sur une tache définie, indique son age, ses capacités et son historique. Ainsi, les gardes communaux très âgés seront mis à la retraite, les agents jugés trop indisciplinés, ou qui avaient commis des impairs, seront remerciés, d’autres seront vraisemblablement mutés aux directions et sous-directions internes, comme la préservation des forets, etc. alors qu’au moins 30% des gardes communaux, surtout ceux qui ont un niveau d’étude appréciable, seront définitivement rattachés à la police communale de proximité.