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37 partis exigent la démission du gouvernement Sellal

الشروق أونلاين
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Echorouk
Groupe des 37

Les partis d’opposition ont multiplié leurs revendications et leurs mises en hausse. Comme ils ont aussi élargi leur cercle de l’alliance politique, car pour la première fois dans l’histoire du multipartisme dans le pays depuis 1989, ils ont pu rassembler pas moins de 37 partis et personnalités politiques nationales.

Ils se sont entendus sur la nécessité de la démission du gouvernement Sellal avant les présidentielles, en particulier les secteurs ministériels liés au processus électoral. Les dirigeants des partis politiques et les personnalités nationales, qui forment le Groupe des Vingt, en compagnie des 17 partis qui constitue le pôle démocrate, qui a rejoint ce bloc, se sont entendus sur  la nécessité de remanier  le gouvernement, en particulier les portefeuilles ministériels souverains liés directement  à l’organisation des prochaines élections. C’est ce qui établira l’intégrité et la neutralité et de réaliser le principe de l’égalité des chances entre les candidats à l’élection présidentielle, faisant référence aux ministères de l’Intérieur et de la Justice, dirigés par Tayeb Belaiz et Tayeb Louh, qui sont proches du président Bouteflika. Les forces de l’opposition réunis hier à la salle Cosmos  à Riadh El Feth Cosmos à la capitale, ont souligné dans une déclaration lue par la présidente du parti de la Justice, Naima Salhi, que les élections présidentielles 2014, est une chance réelle vers la réalisation des aspirations de la volonté du peuple et  celles  de la classe politique de fonder  la deuxième République. Ce qui nous pousse à insister sur la nécessité d’une transparence électorale et de veiller à l’équité, et cela à travers la plate forme de revendications que présentera l’opposition au président Bouteflika. Elle contient trois principaux points. Le premier est celui de dissoudre le gouvernement du Premier ministre, avec son insistance sur l’installation d’une organisation nationale indépendante du pouvoir et de  l’administration pour superviser la préparation et l’organisation du processus électoral dans toutes les étapes juridiques. Le président du Rassemblement national républicain, Abdelkader Merbah, quant à lui,  a exigé un procès contre le président Bouteflika, pour avoir omis de respecter le principe de la rotation du pouvoir, et n’avoir pas assumé la responsabilité de la corruption généralisée dans le pays. M. Merbah, a insisté aussi sur la création d’une commission nationale médicale composée de médecins intègres et honnêtes et d’engager des médecins étrangers comme observateurs pour l’étude des dossiers médicaux des candidats aux élections présidentielles de 2014. Notre interlocuteur, a exigé un autre procès contre, le Conseil constitutionnel de n’avoir  pas appliqué l’article 88 de la Constitution, celui de déclarer le poste du  président, qui était vacant,  critiquant en même temps l’octroi du Comité consultatif national pour la protection des droits de l’homme, dirigée par Farouk Ksentini, le Prix des droits de l’Homme au Président Bouteflika. De son coté,  le candidat à l’élection présidentielle, l’ancien Premier ministre, Ahmed Ben Bitour, a tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés  que rencontrera  l’Algérie, et d’affirmer que la fraude  des prochaines élections ne seront pas dans l’intérêt du pays.

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