5000 enseignants victimes des agressions de leurs élèves en 9 mois
Le ministère de l’Éducation nationale a enregistré durant l’année scolaire 2010/2011 l’agression de 4 555 enseignants par des élèves. D’autre part, 1 942 élèves ont été les victimes de la violence de leurs enseignants et des fonctionnaires de leurs administrations. Les cas de violences entre élèves ont atteint quant à eux 17 645 cas.
Ces chiffres montrent la recrudescence de la violence dans nos établissements scolaires. Cette situation alarmante a poussé la tutelle à lancer un plan national pour faire face à la violence dans le milieu scolaire. Les derniers chiffres rendus publics par le ministère de l’Éducation nationale révèlent que les agressions des élèves contre leurs enseignants et envers les fonctionnaires de leurs établissements ont connu une augmentation inquiétante. Ce phénomène est beaucoup plus répandu dans le cycle moyen. En effet, pas moins de 2 899 élèves sont impliqués dans des agressions contre leurs enseignants que ce soit des agressions physiques ou verbales (insultes et injures). Le nombre de lycéens ayant commis des agressions sur leurs enseignant est de 1 455. Par ailleurs, les élèves du cycle moyen sont les plus exposés aux actes de violences commis par leurs enseignants et les fonctionnaires de leurs administrations. Durant l’année scolaire dernière (2010/2011), 999 élèves du cycle moyen ont été victimes de la violence dans leurs écoles contre 298 lycéens. A une question sur l’augmentation de la violence et des agressions dans les établissements scolaires, le ministre de l’ Éducation nationale, Benbouzid a expliqué que ce phénomène est dû à plusieurs facteurs. A ce propos, il citera la pauvreté, les problèmes familiaux, l’échec scolaire. En plus de cela, il expliquera que l’Internet et certains programmes diffusés sur les différentes chaînes de télévision encouragent les enfants et les élèves à la violence. « Le ministère de l’Éducation a élaboré un plan national pour éradiquer la violence et les autres fléaux dans nos établissements scolaires », a indiqué le ministre en réponse à une question orale qui lui a été posée par un membre du Conseil de la nation.