6.500 entreprises françaises débarquent en Algérie
Quelque 6.500 entreprises françaises souhaitent investir sur le marché algérien, soit le même nombre d’entreprises présentes au Maroc.
C’est ce qu’a révélé Kaci Aït Yala, président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie à Paris (CACI France).
Aït Yala a affirmé que ce dossier sera à l’ordre du jour de la visite de deux jours qu’effectue en Algérie, le premier ministre français, Bernard Cazeneune.
Les entreprises en question sont spécialisées -pour la majorité- dans l’industrie mécanique, le ciment, les médicaments, l’énergie solaire…sachant que les autorités algériennes s’efforcent de diversifier son économie, en raison de la dégringolade des cours de pétrole, et ce à travers l’invitation des partenaires de différentes nationalités et ne pas se contenter du partenaire traditionnel, en l’occurrence la France.
Dans une déclaration à Echorouk, Aït Yala a fait savoir que grâce à la CACI, pas moins de 25 entreprises françaises spécialisées dans l’énergie solaire et l’industrie pharmaceutiques débarqueront en Algérie dans les mois à venir.
Selon lui, des contrats de partenariat entre ces dernières et les opérateurs algériens seront conclus au cours de l’année en cours, ajoutant que le dossier était reporté actuellement du fait, estime-t-il, que l’Algérie et la France se concentrent respectivement sur les élections législatives et les élections présidentielles.
Par ailleurs, il a soutenu que les deux pays se rencontrent pour une ultime fois lors de ce quinquennat du président français, François Hollande, pour évaluer le partenariat algéro-français à la faveur de la visite en Algérie de l’actuel locataire de l’Elysée, voici cinq ans (décembre 2012).
Une visite qui a été couronnée par la réalisation d’importantes usines de ciment, d’industrie mécanique, des transports ainsi que de nombreux accords de partenariat dans divers domaines.
Notre interlocuteur a indiqué que 500 entreprises françaises étaient présentes sur le marché algérien générant 45.000 emplois directs et 150.000 emplois indirects, qualifiant d’excellentes les relations des deux pays sous le quinquennat de François Hollande.
Il a par ailleurs indiqué que le dossier « Peugeot » ne sera pas signé à l’occasion du déplacement de Cazeneuve, dont la signature est prévue dans les prochaines visites officielles, quoique les deux pays examineront l’état d’avancement des négociations sur le sujet.
Rappelons que les négociations n’ont visiblement pas abouti lors du voyage effectué en Algérie par l’ancien premier ministre français, Manuel Valls en avril 2016.
En outre, Kaci Aït Yala a fait savoir qu’une importante délégation d’hommes d’affaires de la CACI et du Forum des chefs d’entreprises (FCE) sillonnera dans les jours à venir le Canada, les États-Unis et la Belgique pour convaincre la diaspora algérienne de venir investir leurs fonds en devises en Algérie.