Laddh: 50.000 migrants africains débarquent en Algérie
La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a accusé les autorités algériennes d’avoir tourné le dos aux migrants africains en plein mois de Ramadhan, lesquels encourent de nombreux risques lors de leur traversée du désert, notamment le risque de trafic d’êtres humains.
La Laddh dénombre près de 50.000 émigrés africains, dont 6.000 enfants qui se trouvent actuellement dans les différentes villes du pays.
La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme a dénoncé, dans un récent communiqué, le programme de l’Agence européenne de sécurité aux frontière, Frontex qui a érigé de barrières infranchissables en méditerranée contre l’immigration, dont les pays de la rive sud de méditerranée sont devenus de simples gardiens.
Le même rapport indique que les migrants africains paient à leurs passeurs en moyenne une somme de 1100 euros pour traverser le désert en deux jours, et de 1500 euros pour poser le pied sur le sol algérien, et précisément dans la wilaya de Tamanrasset.
Selon la même source, la région de In Guezzam, sise à 12 km de la frontière algéro-nigérienne, est réputée pour être l’épicentre du trafic d’êtres humains de jour comme de nuit, bien que la frontière entre les deux pays est bel et bien fermée.
Houari Keddour de Laddh a accusé les autorités algériennes de tourner le dos aux harraga africain qui continuent d’occuper les espaces publics, les mosquées ainsi que les rues ajoutant que les promesses du ministère de la Solidarité nationale quant à la réquisition des restaurants et des centres d’accueils au profit des réfugiés africains pendant le mois sacré n’ont jamais été tenues.
Le même document ajoute que près de 50.000 Africains ont rejoint l’Algérie depuis les wilayas du sud du pays, dont 6.000 enfants, rappelant également que les autorités du pays ont rapatrié près de 1700 migrants vers leurs pays d’origine, particulièrement le Niger.