Abdelhakim Belhadj : « nous mettrons fin à l’anarchie des armes »
Le président du conseil militaire à Tripoli est un homme qui attire la curiosité des média de part son passé controversé et son rôle notamment dans la bataille de Bab El Azizia qui a précipité la chute du pouvoir de Mouamar Gueddafi.Abdelhakim Belhadj nous parle dans cet entretien des préoccupations sécuritaires soulevées par le voisinage de la Libye notamment l’Algérie et les relations futures avec les USA et la France ainsi que sur les informations de la présence d’Abou Yahia Ellibiye sur le territoire libyen.Etes vous pour l’application de la Chari’a et que cela soit inscrit dans la constitution ?D’abord, la constitution n’a pas encore été élaborée. Il n’ya pas eu de referendum. Nous aspirons à une constitution qui consacre les droits et les institutions. En ce qui concerne ce que vous dites, on n’en est pas encore à ces détails. Nous sommes un peuple musulman sunnite qui appartient à la l’authenticité Arabe. Nous avons des spécificités faites de tradition et coutumes. Le peuple dira son mot concernant le mode de gouvernement et la constitution au moment opportun.Comment voyez-vous vos relations avec la France et les USA qui vous ont emprisonné et vous ont remis au régime de Gueddafi ?Nous ne prenons pas la chose de cette manière personnelle. Nous avons des défis de construire un état et entretenir des relations avec ces pays sur la base du respect mutuel et le respect des spécificités de chaque pays. Nous n’acceptons pas l’ingérence dans nos affaires internes. Dans ce cadre, nous valorisons les efforts des pays qui ont soutenu notre révolution pour réaliser ses objectifs. Nos rapports avec la communauté internationale et régionale seront réglés par les intérêts mutuels et le respect.Certains vous considèrent la cause derrière la position de l’Algérie vis-à-vis de la reconnaissance du CNT et ce pour vos positions sur les événements qui ont frappé l’Algérie ?La position de l’Algérie était au même rythme bien avant la création du conseil militaire de Tripoli que je préside. Et nous aspirons à des relations solides entre les peuples libyens et algériens. Nous partageons un passé commun fait de solidarité et d’entre aide. Des relations qui ne peuvent etre entamés par les positions des gouvernements. Comment voyez vous les préoccupations émises par les pays européens et les pays voisins notamment l’Algérie concernant le passage d’armes libyennes entre les mains d’Al Qaida ? Nous sommes concerné par la sécurisation de noter pays et de nos frontières. Nous n’acceptons pas d’être une source de préoccupation pour nos voisins et nous n’acceptons également pas l’ingérence étrangère en particulier en matière de sécurité. Nous veillons à travers les institutions de l’état à réguler la question des armes d’une manière définitive. On soupçonne des membres d’Al Qaida d’être dans les rangs des rebelles. Que répondez-vous. Il n’ya pas parmi nous de membre d’Al Qaida. Vous vous êtes déplacés dans les zones de combat et vous avez surement remarqué les combattants, des musulmans, modérés. Il n’ya pas parmi nous des extrémistes. Ce qui se dit n’est que pure mensonge. Ce que nous voulons c’est réaliser les objectifs de notre révolution.Y’at-il des preuves sur les mercenaires que l’Algérie aurait transporté en soutien au régime de Guedafi à travers l’aéroport dont vous contrôlez maintenant ? Ceci a été rapporté au début de la révolution et je ne veux pas m’étaler sur la véracité ou non de ces informations. Il faut attendre et trouver des preuves. Certains parlent de documents mettant en cause certaines parties algériennes, laissons le temps faire la lumière. Que pensez vous des communiqués de l’AQMI qui a perpétré des attentas en Algérie les dédiant à vous ainsi que l’enregistrement sonore diffusé au lendemain de la chute de Tripoli ? Je n’ai pas eu vu ces communiqués. En ce qui concerne notre révolution, elle a été menée contre l’injustice et pour la libération de la Libye. Notre peuple aspire à un nouvel état de liberté, de droit et d’équité. Pour les communiqués d’AQMI ou d’autres, ils concernent leurs rédacteurs.On parle de la présence d’Abou Yahia Ellibye, votre ancien compagnon en Afghanistan et le bras droit d’Aymen Zawahiri en Libye ?Je n’ai pas cette information, et je n’ai aucun contact avec Abou Yahia, est-il en vie ? si cette information se confirme nous la diffuserons.