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Abdelmadjid Aouchiche : le colonel moudjahid qui a contribué à construire la première centrale nucléaire en Algérie

الشروق أونلاين
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Abdelmadjid Aouchiche : le colonel moudjahid qui a contribué à construire la première centrale nucléaire en Algérie

Il est des hommes que ni le temps, ni l’oubli, ni le mépris des gens n’arrivent à en entamer la grandeur. Abdelmadjid Aouchiche semble faire partie de ce lot. Son parcours a été fulgurant. Le Colonel Abdelmadjid Aouchiche est nommé en Mars 1977 Ministre de la Construction, de l’Habitat, et de l’Urbanisme, mission au cours de laquelle il mettra en place les fondements d’un secteur moderne et se consacre jusqu’en Juillet 1980 à la mise en œuvre du plus important plan de construction de logements, à cours, moyen et long terme, dont 120.000 furent livrés en 1981.

 

  • En 1982 il est nommé Ambassadeur en Argentine, poste occupé jusqu’en 1984, et à travers lequel il a beaucoup œuvré à renforcer la coopération entre les deux pays, notamment dans le domaine nucléaire avec la construction du premier centre Nucléaire en Algérie. Abdelmadjid Aouchiche a définitivement quitté les activités politiques en 1984 pour se consacrer aux activités associatives  au service des sports et de la culture, qui ont toujours été en réalité sa passion primordiale.
  • Mais revenons un peu en arrière. Né le 24 Octobre 1926 à Bordj Bou Arreridj où il fait ses premières classes, il intègre dès l’âge de 10 ans les Scouts Musulmans Algériens avec lesquels il développe sa première initiation au militantisme national.
  • A la suite de son arrestation le 8 Mai 1945 pour sa participation à la manifestation dont il fut le porte drapeau à Bordj Bou Arreridj, il sera transféré avec ses compagnons au camp de Djenane Bourezq dans la région de Béchar, un camp qui avait servi à l’incarcération des communistes dans les années 40.
  • Libéré en Novembre 1945, il reprit ses activités militantes jusqu’en 1956 pour rejoindre le maquis dans la zone de Lakhdaria, wilaya IV, commandée par le Colonel Si Sadek (Slimane Dehiles).
  • Le 24 Avril 1957, il est blessé et capturé au cours d’un accrochage avec l’ennemi dans la région de l’Alma, à Hamadi. Après son hospitalisation, il est écroué à Serkadji, puis transféré à Berrouaguia avec une condamnation de deux ans de prison le 29 Novembre 1957.
  • Libéré en 1959, il décide de quitter l’Algérie pour éviter une deuxième arrestation, et se réfugie à Paris avec un ami de captivité (Daho Allam), où il est hébergé par Sid Ahmed Ghozali à la cité Universitaire d’Antony, avant de tenter une reprise de ses études.
  • En 1960 il décide de rejoindre l’armée aux frontières en Tunisie, où le commandant Moussa Mourad lui confie en 1961 la mission de création du Foyer Central du Moudjahed dont les attributions concernaient la création et la gestion de 141 foyers pour les Djounouds et un village coopératif pour les civils frontaliers.
  • Après l’indépendance, il donnera naissance en Décembre 1963 à la DNC/ANP dont la mission fut élargie à l’ensemble des foyers, cercles, coopératives, et unités de production industrielles militaires.
  • Entre 1967 et 1977, la DNC/ANP se transforme en une puissante entreprise d’engineering (BEREG) et de construction (y compris l’intégration d’activités industrielles complémentaires au bâtiment) en passant de 850 à 50.000 travailleurs.
  • Le Colonel Abdelmadjid Aouchiche  gèrera cette entreprise avec une force, une compétence et un engagement qui feront de cette entreprise un instrument de classe internationale. Sous son autorité, elle réalisera, dans les conditions de délais et de qualité remarquables, les plus importants projets Algériens de l’époque tels que : les Universités d’Alger (USTA) et d’Oran (USTO), la Mosquée et l’Institut des Sciences Islamiques de Constantine, l’Institut Maritime de Bou Ismail, Le Ministère du Commerce à Alger, 118 Lycées et CEM et 15 APC à Alger et sa région, plusieurs milliers de logements à travers le territoire national.
  • Il a ainsi énormément contribué au développement des sports équestres en tant que Vice Président de la Fédération des Sports Equestres de 1963 à 1993, puis Président jusqu’en 2004, et de nouveau en 2007.
  • Afin d’organiser le premier Concours Maghrébin, il édifia en 1973 le Centre Equestre Colonel Chabou en quatre vingt huit jours. Un réel  défi pour l’époque.
  • Ce centre choisi aujourd’hui pour lui rendre hommage n’était qu’un terrain vague, quand la commission chargée d’apprécier les installations, était venue visiter le site du Concours Maghrébin.    
  • Aouchiche  confirmera alors : « C’est là qu’auront  lieu les compétitions ».
  • Nous étions à trois mois de la date du Concours Maghrébin, et les membres de la commission, perplexes, avaient cru qu’il s’agissait d’une galéjade.
  • Et le concours eut lieu effectivement à la date fixée et dans le plus beau complexe équestre du monde arabe de l’époque.
  • Par ailleurs il présida pendant toute une décennie, la fédération de ski et des Sports de Montagne, où il a été à l’origine de la réhabilitation de la station de Tikjda, notamment par la mise en place des télésièges et des remontées mécaniques.
  • Il a fondé et présidé l’Association des Amis du Tassili de 1988 à 2009, période au cours de laquelle il s’est entièrement dévoué au service de cette région et de sa population.
  • Abdelmadjid Aouchiche est aussi membre fondateur en 1998 de la Fondation Sonatrach-Tassili, et de la Fondation Déserts du Monde en 2002.
  • Aujourd’hui encore et à 84 ans il est le Président d’honneur de l’Association des Amis du Tassili, dont l’essentiel des actions mises en œuvre grâce à son dévouement ont eu pour objectif principal le développement et la préservation des patrimoines historique, culturel, social et naturel, du Tassili des Ajjers dont les populations lui vouent une immense considération. 
  • Abdelmadjid Aouchiche reste, à ce jour, totalement à l’écoute de ces grandes  familles qu’il a fondées au sein de la DNC, les sports équestres,  et la protection des patrimoines culturels et historiques, et bien sur attentif aux problèmes que pourraient avoir les membres de ces familles, notamment les plus démunis, auxquels « Si Abdelmadjid », comme il est appelé affectueusement, n’a jamais cessé d’apporter son aide et son soutien.
  • Une ancienne citation dit que : « Un humaniste, c’est quelqu’un qui ne sait pas où se range le riz dans sa cuisine, mais qui va trouver des tonnes de sacs pour les petits affamés du monde ». Si Abdelmadjid ne s’est jamais soucié de ce qu’il possédait ou pouvait posséder mais a consacré sa vie à donner aux autres…
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Commentaires
1
  • Abdou

    salem,
    allah yerahmou

    un très grand monsieur,
    une fois durant une grand réunion officiel, un participent pas pas serie la main (pour des raison que ouchiche le connu)
    mr ouchich a dit : vous ne seri pas la main , ok , si je ne suit pas le ministre de l'habita, je sui le colonel ouchiche d'armé d' Algérie,
    tous le mond croie que Mr ouchiche va crée des problème pour le gas, mais contrairement il na pas réagi négativement ou na pas utiliser sont pouvroir contre le gas comme les gens attends,
    s'es tous le monde qui sont convencu que mr aouchiche c'est un vrai homme.
    allah yerahmou