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Abderrazak Mokri : « Bouteflika assume la responsabilité de l’échec de ses réformes »

Abderrazak Mokri : « Bouteflika assume la responsabilité de l’échec de ses réformes »

Le vice-président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Mokri a appelé au retrait de son parti de l’Alliance présidentielle en signe de contestation contre le président du parti qui aurait vidé, selon lui, avec les deux autres partis les réformes annoncées par le chef de l’Etat de leurs sens.

Le vice-président du MSP considère que sa revendication est légitime vu ce qui a été décidé par les institutions du Mouvement dans un temps récent.

« Le Conseil consultatif (Choura) décide que la continuité du parti dans l’Alliance dépendra de la réussite des réformes politiques décidées par le président de la République, mais aujourd’hui que ces négociations ont échoué, je demande de concrétiser la décision prise par le Conseil, à savoir le retrait », a souligné Abderrazak Mokri.

Dans une déclaration à Echorouk, Mokri a précisé que les militants du MSP ont des visions différentes. Il y en a selon lui, ceux qui favorisent de rester au sein de l’Alliance même au pire des cas, car selon eux « il n’y a plus de chance de changement ou de la démocratie dans le monde arabe, et que la conjoncture actuelle serait la meilleure ».  

Par contre, d’autres trouvent que pour rester au sein de l’Alliance présidentielle, à l’instar de Abderrazak Mokri, il faut des conditions. « J’ai défendu pendant de longues années, mais je disais à chaque fois qu’il y aurait une chance pour entamer des réformes. Le retrait de l’Alliance n’est pas une aventure, mais plutôt une tendance politique fondée sur une vision de la conjoncture tant au  plan national qu’international ».   

Le vice-président du MSP a qualifié les réformes décidées par les président Bouteflika d’ « échecs » car selon lui, « elles n’accordent pas plus de la liberté, de la démocratie et de l’alternance pacifique au pouvoir ».

Si Mokri refuse de faire porter la responsabilité de l’échec des réformes aux deux partis de l’Alliance, à savoir le FLN et le RND, il l’a faite porter au chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika qui est le porteur de ce projet. « Le président Bouteflika, c’est lui qui a annoncé ces réformes et c’est lui qui assume la responsabilité de les protéger », a-t-il ajouté.

« Comment le président a-t-il légiféré des lois sur le code de la route, tandis qu’il est incapable de légiférer des lois définissant le sort de toute une nation ? », s’est –il interrogé.  

 

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