Affaire El Khalifa: vente de 16 immeubles et 700 véhicules de grandes marques
La Société de garantie des dépôts bancaires ( SGDB ) a convoqué le reste des déposants, victimes des banques qui ont été liquidées, dont El Khalifa Bank et la BCIA, depuis maintenant trois ans, en vue de récupérer leurs chèques d’indemnisation qui ne dépassent pas les 60 millions de centimes par client.
Cela fait suite aux opérations d’indemnisation lancées en 2003 qui couvrent jusqu’à maintenant 80% d’anciens déposants. Et ceux, qui n’ont pas encore reçu leurs chèques, sont ceux qui n’ont que des sommes peu importantes dans leurs comptes. La SGDB a élaboré près de 140 000 chèques pendant les années précédentes d’un montant de 1 500 milliards de centimes, en se basant sur les listes des bénéficiaires qui leur ont été envoyées, périodiquement, par les liquidateurs de ces trois banques. Une fois que cette société de garantie terminera d’indemniser ces déposants, ce sera, de nouveau, aux liquidateurs de finaliser l’opération de remboursement aux déposants ainsi qu’aux autres créanciers, en s’appuyant, bien entendu, sur les montants d’argent collectés lors de l’opération de liquidation des trois banques, des crédits prêtés ainsi que les rentes des immobiliers qu’ils ont vendus. L’opération de remboursement est mise en service à travers des dossiers et des listes élaborés par le liquidateur qui les envoie périodiquement à la société de garantie des dépôts. Il est à souligner que la justice a demandé l’inscription sur des listes, les créanciers qui sont concernés par le remboursement. Les liquidateurs chargés de cette mission ont soulevé une série de problèmes et d’entraves à caractères juridique et financier. Selon eux, 90% de leur travail résident dans des affaires de justice et des contentieux juridiques à propos d’affaires qui ils ont déposées ou celles qui étaient déposées à leur encontre. Selon le liquidateur désigné par la Banque d’Algérie, 920 affaires les concernent sans pour autant parvenir à convaincre les juges de se constituer partie civile dans le but de récupérer l’argent et les biens de ces banques, car la loi reconnaît la mission de liquidation de la société pour deux (2) parties uniquement. La première partie est composée des actionnaires et des propriétaires. Tandis que la deuxième partie est représentée par la justice. Quant à la commission bancaire qui joue le rôle de contrôle des travaux des institutions financières et bancaires n’a pas été convoquée à ce sujet. Soulignons que 700 véhicules touristiques et utilitaires de grandes marques, parmi les biens destinés à la liquidation, ont été vendus, dont les ressources financières reviennent aux liquidateurs. Pour rappel, la plupart des véhicules achetés par le Groupe El Khalifa étaient de marque, «Toyota» et «Citroën», dont les liquidateurs ont rencontré pas mal de difficultés dans la commercialisation d’un bon nombre de ces véhicules. Cela est dû à l’absence de preuves concrètes que ces véhicules appartiennent aux banques liquidées ou à la falsification de documents. Le liquidateur du Groupe El Khalifa, pour la construction, a vendu de nombreux camions et engins de travaux publics, achetés quelques mois avant son effondrement. Les liquidateurs ont également vendu 16 immeubles . Un hôtel touristique a également été vendu par le liquidateur du Groupe El Khalifa, sur les hauteurs de la ville de Béjaïa.Par ailleurs,54 villas ont été louées à Alger par ce groupe..