Affaire Sonatrach-Saipem: Khelil et Scaroni non concernés par le procès
Les deux principaux suspects dont les noms ont été cités durant toutes les étapes de l’enquête dans l’affaire de corruption et qui ont été mis en cause dans le scandale Sonatrach-Saipem ne se présenteront pas au procès qui va s’ouvrir à Milan le 2 décembre prochain.
Un juge milanais a ordonné le renvoi au 2 décembre prochain le procès du groupe parapétrolier italien Saipem et de six prévenus pour «corruption présumée», tandis qu’il a prononcé un non-lieu au bénéfice d’ENI (maison mère de Saipem) et de son ancien administrateur délégué Paolo Scaroni.
En effet, Alessandra Clementi, la juge pour les audiences préliminaires, a renvoyé devant le tribunal milanais les accusés dont trois Algériens, dans l’affaire Saipem-Sonatrach pour les délits de corruption internationale et de fausses déclarations fiscales.
Les trois Algériens sont Farid Bedjaoui, Samir Ouraied et Omar Habour. Les trois Italiens sont Pietro Faroni, Pietro Franco Tally et Alexandro Bernini.
C’est la conclusion d’un travail laborieux, qui a duré trois ans et qui a vu les investigateurs italiens auditionner des dizaines de témoins et de personnes informés des faits, enregistrer des incidents probatoires, procéder à des écoutes téléphoniques, envoyer des missions rogatoires dans divers pays (Suisse, Liban, Algérie…).