Ahmed Merani à Echorouk: «Un 4e mandat torpillera l’Algérie»
Ahmed Merani, membre fondateur du FIS, ancien ministre des Affaires religieuses dans le gouvernement de Sid-Ahmed Ghozali en 1992, puis sénateur du tiers présidentiel dévoilera lors d’une interview accordée à Echorouk les dangers qui se profilent à l’horizon, ainsi il a évoqué une explosion populaire en cas de maintien du président Abdelaziz Bouteflika à la tête du pouvoir.
Le fondateur du FIS «dissous en 1992», a dévoilé qu’il n’était pas au courant des rencontres ayant eu lieu entre Ali Djeddi et Kamel Guemazi deux fondateurs du FIS, avec le candidat à la présidentielles du 17 avril prochain : « Il est possible que lesdites réunions aient mis en exergue les circonstances de la situation politique du pays ».
Répondant à une question sur le président Bouteflika,considéré comme seul garant de la stabilité en Algérie, l’ancien ministre des Affaires religieuses a dévoilé que le cas d’une seule personne qui a représenté la stabilité de tout un pays que se soit dans le Monde arabe ou à l’Occident n’est jamais survenu : « L’Europe a connu la stabilité et la prospérité quand elle a exercé l’alternance au pouvoir qui a évoqué le passage d’une « administration » républicaine à une administration démocrate. »
« Le maintien au pouvoir d’un Président affaibli et âgé ne peut susciter que l’étouffement général qui risque de donner naissance à des protestations et une Révolution », a t-il ajouté en rejetant le 4e mandat de Bouteflika et révélé avoir été approché pour lui apporter son soutien.
« Bouteflika a incarné l’âge d’or de l’Algérie mais son ère est bien finie. L’Algérie pouvait sortir du cercle des pays sous développés, mais cette chance est malheureusement perdue », proclame Merani.