Aïd El Adha: 3,5 millions de moutons seront égorgés
L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a enregistré une hausse des prix des moutons, à l’approche de l’Aïd El Adha (Fête du Sacrifice).
Dans le même sillage, l’UGCAA a estimé le nombre de moutons qui seront égorgés à cette occasion à 3 500 000 têtes d’ovins. Selon les chiffres lancés par l’union des commerçants, la moitié des Algériens n’égorgeront pas de moutons à l’occasion de la fête de l’Aïd en raison de la détérioration du pouvoir d’achat.
Hadj Tahar Boulenouar, porte-parole de l’UGCAA a dit que ce sont les spéculateurs qui sont à l’origine de la hausse des prix de moutons et a affirmé que ce scénario se répète chaque année.
Quant aux accusations portées contre son organisation, Hadj Tahar Boulenouar s’est défendu et a remis en cause les spéculateurs.
Il a indiqué que les prix des moutons atteignent parfois les 50 000 DA ou plus, et sont en général à plus de 20 000 DA/ le mouton.
Selon la même source, les têtes qui seront égorgés cette année sont estimées à 100 milliards de dinars et qu’en raison de la détérioration du pouvoir d’achat la moitié des Algériens n’égorgeront pas de moutons à cette occasion. A propos de l’élevage d’ovins en Algérie, Boulenouar a mis l’accent sur la nécessité de soutenir cette activité par l’ État, « Nous constatons que la facture d’importation annuelle de la viande dépasse les 200 millions de dollars (bilan 2010), pourquoi ne pas donc consacrer ces sommes colossales d’argent à l’élevage du bétail ?
Selon l’interlocuteur, la facture de 2011 en matière d’importation de viande rouge a atteint les 250 millions de dollars.
Le porte-parole de l’UGCAA a considéré que cette augmentation en matière des importations de viande est due à l’absence d’une stratégie productive dans le secteur de l’agriculture où la production ovine est en dessous de la moyenne de 20 millions de têtes depuis 5 ans, alors que le ministère de l’Agriculture parle d’un chiffre de 26 millions de têtes.
Il a ajouté que l’Algérie « doit produire 50 millions de têtes d’ovins ».
Hadj Tahar Boulebouar est revenu sur les facilitations et les crédits accordés par le gouvernement aux importateurs de viande, ce qui a des répercussions sur le produit local et sur l’activité elle-même. D’ailleurs, le nombre d’importateurs (6000) de cette denrée est supérieur à celui des éleveurs.