Air Algérie : le gouvernement ordonne l'affrètement d'avions
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a annoncé, jeudi, que des instructions avaient été données pour “l'affrètement d'un plus grand nombre d'avions” afin d'acheminer en Algérie les voyageurs bloqués en Europe par quatre jours de grève à Air Algérie.
“Il n’y a pas lieu de prendre l’État et les citoyens comme otages”, a-t-il ajouté en marge de la clôture de la session de printemps du Conseil de la Nation (Sénat).
Auparavant, le P-DG d’Air Algérie Mohamed-Salah Boultif s’était déclaré à la radio “ouvert au dialogue” à condition que le personnel reprenne le travail, tout en regrettant que des discussions durant la nuit n’aient rien donné.
Les contestataires “maintiennent leur position initiale des 100%” d’augmentation, alors que la direction ne leur propose que 20%, eu égard à la situation financière de la compagnie.
Le personnel navigant réclame également le même statut que les pilotes, ce qui accroîtrait leur revenu avec un système de calcul des heures supplémentaires et de celles passées à l’étranger.
Face à la grogne de milliers de vacanciers, essentiellement d’origine algérienne, bloqués dans les aéroports, Ouyahia s’est expliqué.
Le gouvernement “a accompli son devoir en donnant d’abord les instructions nécessaires à l’affrètement par Air Algérie du maximum d’avions et l’autorisation aux compagnies étrangères, dans la mesure de leurs moyens, d’assurer le transport des voyageurs algériens par des vols supplémentaires”, a-t-il dit.
Au sujet des coupures récurrentes du courant électrique, Ouyahia a dit que « la Sonelgaz fait de son mieux d’élever la production en matière d’électricité, mais il appartient aux citoyens d’être compréhensifs ».