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Akram Azouri : « Ben Ali prêt à comparaître devant le tribunal en Tunisie s’il y a une justice indépendante »

الشروق أونلاين
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L’avocat libanais de l’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, Akram Azouri a cessé de parler de ses contacts avec Ben Ali. Il a dit que Ben Ali pourrait comparaître devant le tribunal en Tunisie s’il y ait une justice indépendante.

 

Echorouk : Comment prenez-vous contact avec l’ex-président tunisien Ben Ali qui se trouve en Arabie Saoudite ?

 

Akram Azouri : Excusez-moi de ne pas vous répondre à cette question qui n’a pas de lien avec le dossier que j’étudie. Elle  est plutôt liée à la vie privée de Ben Ali.

Echorouk : Comment évaluez-vous votre mission en tant que avocat de Ben Ali qui fait l’objet de plusieurs accusations ?

Akram Azouri : Il y a différence entre accusations et preuves. Ben Ali a été politiquement jugé, c’est pourquoi il n’est plus président du pays. Il avait rejeté en bloc les accusations  qui lui ont été reprochées. Il s’agit de la découverte d’importantes sommes d’argent, des bijoux, des armes et des stupéfiants dans le palais présidentiel.

Ben Ali s’est défendu en affirmant que les bijoux et les armes trouvés dans son palais n’étaient que cadeaux offerts à lui et à son épouse Leila Trabelsi  par d’autres présidents.   

 Echorouk : Comment prouvez-vous ces propos ?

Akram Azouri : Ben Ali n’a rien à prouver. C’est au procureur général de prouver les accusations portées contre l’ex-président tunisien.

Echorouk : Comment trouvez-vous l’accusation contre Ben Ali selon laquelle il aurait ordonné son corps de sécurité d’ouvrir le feu contre des civils ?

Akram Azouri : Ben Ali a démenti cette accusation.

Echorouk : Comment prouvez-vous que ses déclarations (Ben Ali) sont justes ?

Akram Azouri : C’est au procureur général de revoir également les enregistrements faits par les services secrets tunisiens à cette date-là et de toutes les communications effectuées entre Ben Ali et les responsables des services de sécurité qui auraient  reçu des instructions de tirer sur des civils avec des balles réelles.

Echorouk : Avant hier, un verdict a condamné par contumace  Ben Ali et son épouse Leila Trabelsi à 35 ans de prison. Avez-vous pris de mesures suite à ce verdict ?

Akram Azouri : Nous n’avons pas pris aucune disposition car le verdict ne répond pas aux critères internationaux. Ce verdict n’a pas été reconnu par aucun Etat ne l’a reconnu, et ne répond pas aux critères et il est prononcé en absence de la défense d’accusé.

Echorouk : Pourquoi n’avez-vous  pas assisté à cette audience ?

Akram Azouri : Parce que les autorités tunisiennes ne m’avaient donné l’autorisation d’y entrer dans le territoire tunisien. Le bâtonnier des avocats tunisiens ne m’a pas donné le droit de plaidoirie car je ne suis pas tunisien.  

Echorouk : Comment trouvez-vous les crimes perpétrés par le régime de Ben Ali ?

Akram Azouri : Il vaut mieux attendre d’abord  les prouves qu’avancera le procureur général.

 Echorouk : Loin d’être un avocat de Ben Ali, comment avez-vous vécu la révolte en Tunisie en tant qu’un citoyen arabe ?

Akram Azouri : Je suis désolé, je ne réponds pas à cette question.

 

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