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Alger au cœur d’une bataille d’intérêts entre Riyad et Téhéran

الشروق أونلاين
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Le ministre des Affaires étrangères du Royaume d’Arabie saoudite, Adel Ben Ahmed Joubeir, va effectuer une visite de travail, sa première depuis sa prise de fonction, à notre pays dans le cadre de la tenue de la 3e session du Comité de consultations politiques algéro-saoudien.

Selon le communiqué du MAE, les deux ministres passeront en revue, à cette occasion, l’état des relations économiques bilatérales à la lumière des conclusions de la 11e  session de la Commission mixte de coopération algéro-saoudienne, dont les travaux se sont tenus au début du mois de décembre courant.

Ces échanges porteront également sur les questions politiques et économiques arabes et internationales d’intérêt commun, les efforts visant la recherche de solutions aux conflits affectant des pays frères, ainsi que la question palestinienne.

Mais il est attendu aussi de cette visite d’aplanir les divergences de vues entre les deux pays au sujet de certaines crises dans la région, en particulier la situation en Syrie et au Yémen.

 

L’Algérie en gardant ses relations avec le régime d’Assad, depuis le début du mouvement populaire, et en rejetant l’exclusion de la Syrie de la Ligue arabe au Sommet de Doha en 2013, a accentué la divergence entre Alger et Riyad.

Encore plus, jeudi dernier, quand l’Algérie a été le seul pays arabe à s’opposer à une résolution de l’Assemblée des Nations unis au sujet des droits de l’homme en Syrie.

Dans la crise yéménite, la différence de vues est plus significative, à l’opposé même de la solution militaire saoudienne, car l’Algérie prône la solution politique et pacifique.

Mais les responsables des deux pays persistent à nier l’existence d’une «crise silencieuse» entre eux et de souligner la pureté de leurs relations mais ce n’est que des attitudes  diplomatiques…

Au vu des déclarations d’Amar Saâdani, le chef de file du parti au pouvoir dans le pays à la fin de l’année dernière où il a accusé l’Arabie saoudite en complicité avec les Etats-Unis d’affaiblir, en jouant la carte du pétrole, les pays qui refusent d’intervenir militairement, comme l’Algérie, dans les conflits, car cette dernière, de par sa Constitution, a refusé de faire partie de la Coalition islamique contre le terrorisme initiée par l’Arabie saoudite pour intervenir en dehors de ses frontières.

Cette visite est venue aussi après la série de visites de hauts responsables iraniens où tous ont été unanimes à dire qu’il a une convergence de vues entre les deux pays au sujet des crises syrienne et yéménite.

Et partant, le chef de la diplomatie saoudienne exposera la position de son pays à l’Algérie et sera-t-elle en droite ligne avec celle iranienne.

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