Alger s’efforce d’éviter une intervention étrangère en Libye
Alger multiplie ses initiatives de convaincre le plus grand nombre de pays voisins afin d’éviter le spectre d’une intervention étrangère en Libye.
Dans sa démarche visant la solution diplomatique et négociée à la crise qui libyenne, le président nigérien, Mohamadou Issoufou effectuera dimanche une visite officielle de deux jours en Algérie au cours de laquelle il s’entretiendra avec les responsables algériens, en l’occurrence avec le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.
La visite de Issoufou est la troisième du genre qu’effectuent des dirigeants des pays du Sahel en Algérie en l’espace de moins d’un mois, ce qui renseigne les préoccupations de l’Algérie quant à la situation qui prévaut dans la région.
Après que les présidents tchadien et sénégalais, Idriss Déby Itno et Macky Sall se soient rendus en Algérie en décembre et à la mi-janvier, c’est autour du président nigérien de débattre avec son homologue algérien de la crise sécuritaire au Mali et de la situation inquiétante en Libye.
Si le Sénégal, le Niger et le Tchad avaient joué un rôle dans la justification de l’intervention étrangère au Mali qui n’a fait qu’aggraver la situation depuis près de deux ans, l’Algérie aurait réussi à convaincre Idriss Déby de revenir sur sa position vis-à-vis de la crise libyenne lors de sa visite en Algérie.
Alger compte également de convaincre le président nigérien, Mohamadou Issoufou de revenir lui-aussi de son attitude qu’ont adoptée lors du sommet des cinq pays du Sahel (la Mauritanie, Burkina Faso, le Niger, le Tchad et le Mali).
Il n’est pas à exclure de voir le président nigérien se prononcer en faveur d’une solution politique à la crise libyenne.