Algérie Poste : arrestation d’un receveur à Alger accusé de vol
La direction générale d’Algérie Poste a diligenté une enquête suite à d’importants actes de vol qu’ont fait l’objet de nombreux comptes de clients de cette entreprise au niveau de Bureau de poste Amara-Rachid (Place des martyrs) à Alger en procédant ainsi à l’arrestation du receveur principal dudit bureau en attendant un complément d’enquête.
Mohamed Laïd Mahloul, directeur général d’Algérie Poste a déclaré à Echorouk, que « c’était lui en personne qui avait demandé d’enquêter sur cette affaire », en indiquant que l’accusé demeure innocent des faits qui lui ont été reprochés jusqu’à ce qu’il y ait de preuves concrètes sur son inculpation.
Mohamed Laïd Mahloul a insisté sur le fait que toute personne impliquée dans cette affaire sera jugée et qu’aucune grâce ne lui sera accordée.
Selon des informations parvenues à Echorouk, l’inspecteur général d’Algérie Poste et le directeur de la Poste de la wilaya d’Alger ont eux-mêmes assisté au déroulement de cette enquête durant laquelle le receveur principal et d’autres responsables dudit bureau ont livré leurs versions avant qu’une décision ne soit prise. Celle-ci porte sur la suspension du receveur en question de son poste et un autre a été désigné par intérim pour l’occuper en attendant la fin de l’enquête.
C’est après qu’une fonctionnaire d’Algérie Poste ayant avoué à travers une déclaration sur l’honneur d’avoir remis au receveur principal du Bureau de poste Amara-Rachid (Place des martyrs) un chèque volé, lequel a procédé au retrait de l’argent du compte de la victime que cette affaire a vu le jour. Cette fonctionnaire a également reconnu avoir versé 7 millions de centimes au receveur en contrepartie d’un service qu’il lui aurait rendu.
Hier matin, les travailleurs et fonctionnaires du Bureau de poste Amara-Rachid à la Place des martyrs ont observé une grève illimitée et tenu un sit-in devant le Centre des chèques postaux exigeant la présence du DG d’Algérie Poste et du Directeur de la Poste refusant ainsi de gagner leur poste que lorsque le receveur en question soit licencié. Chose faite, car dès l’arrivée de l’inspecteur général d’Algérie Poste, l’accusé a été licencié.