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Après avoir échappé à une mort certaine, une famille algérienne établie à Brega arrive en Algérie

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Après avoir échappé à une mort certaine, une famille algérienne établie à Brega arrive en Algérie

La famille Toudji est arrivée à la frontière algérienne via le passage de Tine El Koum, situé à l’extrême sud algérien en provenance de Libye. Cette famille qui a fui l’enfer libyen est composée de Fatima, la mère âgée de 46 ans et de ses quatre enfants: Ahmed, 26 ans, Sabah, 21 ans, Hassan, 19 ans et Abouda, 17 ans. Le père de famille étant décédé depuis plusieurs années.

 

Fatima est encore sous le choc en racontant à Echorouk ce qu’elle a enduré, vu et entendu dans la ville de Brega, où s’est établie cette famille depuis les années soixante-dix. Cette dame a indiqué que sa fuite de la ville de Brega était un véritable parcours du combattant.  « Nous avions traversé des corps ensanglantés, d’autres déchiquetés et des cadavres calcinés qui n’ont pas trouvé quelqu’un pour les enterrer. « La sortie de chez moi, pieds nus, est une image qui est restée gravée dans ma mémoire », a-t-elle dit.

Selon Fatima, Brega est devenue un véritable enfer pour ses habitants désarmés. Cette ville a été bombardée anarchiquement à l’arme lourde. « Beaucoup d’armes « ont atterri » entre les mains d’enfants et de jeunes qui tiraient   sur tout ce qui bouge », a-t-elle indiqué. « Je ne mettrai plus jamais les pieds à Brega, en dépit de nos biens immobiliers que nous y avons abandonnés », a-t-elle ajouté.

Avant d’arriver en Algérie, cette famille a traversé des villes et des régions dangereuses à l’instar de Ben Djaouad, Syrte, El Djafra, Sebha, Oubari etc. La mère et ses enfants ont failli perdre  la vie plusieurs fois tout au long d’un parcours de 1 500 km, qu’ils ont fait avant d’arriver au passage de Tine El Koum, situé dans la wilaya d’Illizi, à l’extrême sud algérien.

La famille s’est installée actuellement chez une cousine de Fatima. « Mes enfants ne sont pas inscrits sur un livret de famille, faute d’absence d’institution, d’état civil et de procédures administratives à Brega », regrette la mère, possédant une carte nationale d’identité dont la date d’expiration remonte à 1994. Ainsi, elle en appelle aux  autorités algériennes pour faciliter l’enregistrement de ses quatre enfants sur les registres de l’état civil pour qu’ils puissent avoir une vie ordinaire dans leur pays, l’Algérie. Le cas de cette famille n’est pas isolé, mais juste un échantillon parmi des centaines d’autres qui ont fui l’enfer libyen.

 

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