Après Hamel, c’est au tour de Lahbiri…!
Les agents de la Protection civile ont décidé de tenir ,en novembre, un sit-in devant la direction générale de la Protection civile pour exiger le départ du Dgpc, le colonel Mustapha Lahbiri et ses partenaires.
Les sapeurs-pompiers réclament également la révision de leur statut particulier en concertation avec les véritables représentants de leur corporation et la revalorisation de leur salaire mensuel à afficher à 55.000 da pour les débutants et revaloriser leur salaire de base de 100%.
L’Union nationale des agents de la protection civile affiliée au Snapap a appelé, dans un communiqué dont Echorouk est destinataire d’une copie, tous les agents de la PC à se révolter et à sortir de leur mutisme pour contester contre les « sanctions et les limogeages arbitraires dont font l’objet les agents intègres, transparents et libres qui réclament leurs droits suite à la marginalisation dont des cadres et des compétences sont victimes ».
Dans une déclaration à Echorouk,le porte-parole de l’Union, Tchikou a fait savoir que les agents de la PC s’organisaient pour investir la rue et tenir un rassemblement devant la Dgpc tout en assurant un service minimum.
Notre interlocuteur a ajouté que les sapeurs-pompiers ont en assez de « la manière avec laquelle les autorités concernées traitent de leurs revendications » qu’il accuse de les avoir « exclus dans la prise de toute décision les concernant ».
Selon lui, le fait les ayant exacerbé le plus c’est bien « la manière dont a été élaboré le projet de leur statut particulier » sans autant consulter aucun des concernés, ce qui les pousse à en soupçonner le contenu et parler de la négligence d’une large catégorie des travailleurs du secteur en allant de « l’agent au lieutenant».
L’Union nationale des agents de la protection civile a manifesté , entre autres, un refus catégorique quant au « retard accusé dans le règlement des dossiers ayant trait aux primes et aux allocations et à la politique engagée à l’égard des syndicalistes », en dénonçant également « la grosse pression exercée sur les agents et leurs représentants afin de faire des concessions quant à leurs revendications légitimes ».
Par ailleurs, ils ont menacé de reconduire quotidiennement la contestation devant le siège de leur direction générale à Hydra, et ce jusqu’à l’ouverture d’un dialogue avec les hauts responsables, à savoir le ministre de l’Intérieur ajoutant par la même leur refus de négocier avec le colonel Mustapha Lahbiri.
Lahbiri: « S’ils veulent mon départ, je le ferai »
Le Dgpc, le colonel Mustapha Lahbiri a dit de son côté que son département avait pris en charge, il y a peu, les revendications des agents et aucune revendication n’est reportée, affirmant ne pas être informé sur la menace des agents de sortir dans la rue. « S’ils veulent mon départ, je le ferai car nous avons pris en charge toutes leurs revendications. Mais, sortir dans la rue pour réclamer mon départ, c’est autre histoire », commente-t-il.
Il est à noter que la contestation des agents de la PC intervient dans un contexte marqué par la colère des agents de la police qui ont contesté contre leurs conditions de travail qu’ils jugent pénibles, et réclamé le départ du Dgsn, le général-major, Abdelghani Hamel.